Plekanec premier de classe, Gomez en retenue

Canadiens

Tomas Plekanec. © Martin Chevalier/Agence QMI


Pierre Durocher

Les trois victoires consécutives que le Canadien a remportées face aux Flyers et aux Bruins ont permis d'éteindre l'incendie et de sauver les meubles.

Il demeure que le Tricolore, pour la première fois depuis la saison 2000-2001, n'a pas réussi à conserver une fiche supérieure à ,500 en octobre.

L'équipe avait habitué ses partisans à des départs canon depuis le retour du lock-out en 2005, à l'exception d'octobre 2009, la première saison de Jacques Martin derrière le banc.

Les entraîneurs aiment bien diviser la saison en segments de 10 matchs. Le Canadien a franchi cette étape la semaine dernière.

Il a terminé le premier mois de la saison avec un dossier de 4-5-2, ce qui le situe au 11e rang du classement général dans l'Association de l'Est.

Lent départ des unités spéciales

En supériorité numérique, le Tricolore n'a pu faire mieux qu'un rendement de 6 buts en 45 occasions pour un taux d'efficacité de 13,3 %, ce qui lui vaut le 21e rang dans la ligue.

Rappelons que l'attaque massive du CH avait complété la dernière saison au 7e rang dans la ligue avec un taux de succès de 19,7 %.

En infériorité numérique, le Canadien occupe actuellement le 17e échelon avec un taux d'efficacité de 83,0 % (8 buts accordés en 47 occasions).

L'an dernier, il s'était classé au 7e rang avec un rendement de 84,4 %.

Par contre, l'équipe est la sixième meilleure dans la ligue cette saison pour le ratio de buts pour et contre inscrits à 5 contre 5.

Le Canadien ne disputera pas de rencontre avant vendredi soir à Ottawa et les joueurs ne reprennent l'entraînement qu'aujourd'hui.

On en profite donc pour vous offrir ce premier bulletin mensuel de la saison.

* * *

ATTAQUANTS

TOMAS PLEKANEC: 7,6

Toujours aussi utile à l'équipe, efficace dans toutes les facettes du jeu et dans toutes les situations, Plekanec partage le premier rang des marqueurs avec Pacioretty. Les deux ont chacun amassé quatre buts et cinq mentions d'aide. Il est l'attaquant le plus employé par Jacques Martin avec une moyenne de 21 minutes et 10 secondes par match. Il est juste dommage que Plekanec rate autant de chances de marquer.

MAX PACIORETTY: 7,5

Le jeune Américain s'impose comme l'attaquant de puissance qu'on attendait à Montréal depuis longtemps. Il n'hésite pas à foncer vers le filet adverse et à se rendre dans les coins de patinoire. Pacioretty a disputé tout un match face aux Flyers, malgré une blessure au poignet. Il a cependant été plus discret contre les Bruins. Il devrait être capable de marquer 25 buts et plus cette saison, s'il demeure en santé.

DAVID DESHARNAIS: 7,2

Le petit joueur de centre vient de connaître une bonne semaine. Il distribue bien la rondelle, provoque des choses à l'attaque et on aime son intensité ainsi que sa vision du jeu.

Desharnais s'est aussi amélioré dans les mises en jeu.

TRAVIS MOEN: 7,1

Il en a surpris plusieurs en inscrivant quatre buts, dont deux spectaculaires. C'est un boni pour ce vétéran reconnu surtout pour la qualité de son jeu défensif et sa robustesse.

ANDREI KOSTITSYN: 7

Le gros ailier a récolté trois buts et quatre passes. Kostitsyn se montre combatif pour la possession de la rondelle. Il lui arrive, malheureusement, de s'endormir de temps à autre. On aimerait qu'il se serve plus souvent de son puissant tir des poignets.

ERIK COLE: 6,9

Après un lent début de saison, qui n'a pas été facilité par l'attitude étrange de Martin à son endroit, Cole s'est montré sous son vrai visage au cours de la dernière semaine. Il sera utile au Canadien, soyez sans crainte. Ce gros attaquant qui ne craint pas de foncer vers le filet adverse se sent à l'aise avec un fabricant de jeux de la trempe de Desharnais.

BRIAN GIONTA: 6,9

Le capitaine travaille fort, mais les résultats ont été quelque peu décevants en ce premier mois. Deuxième attaquant le plus utilisé, Gionta a amassé deux buts et quatre mentions d'aide. Il rate trop d'occasions de marquer.

MICHAEL CAMMALLERI: 6,9

Il a dû manquer trois matchs en raison d'une blessure, mais Cammalleri n'a pas produit comme on l'anticipait (3 buts, 2 passes, différentiel de -2). On aimerait qu'il se montre plus combatif devant le filet, qu'il joue moins sur le bout de la palette. Ses passes manquent parfois de précision.

LARS ELLER: 6,7

Le Danois a marqué un très beau but samedi soir, mais il en a aussi fait cadeau d'un aux Bruins en commettant un revirement dans sa zone. Eller commence à démontrer de belles choses à l'attaque. Il est sans contredit plus à l'aise au centre.

MATHIEU DARCHE: 6,6

Darche continue de rendre de bons services au Canadien. Il est efficace au sein du quatrième trio avec l'échec-avant qu'il exerce et il se positionne bien devant le filet lorsqu'il est employé au sein des attaques massives. Darche est un bon vétéran fiable à avoir au sein d'un club de hockey.

PETTERI NOKELAINEN: 6,3

Il accomplit du meilleur boulot au centre de la quatrième ligne d'attaque que son prédécesseur, Andreas Engqvist. Admettons que ce n'était pas difficile à battre.

MIKE BLUNDEN: 6,2

Un joueur de quatrième trio qui apporte un élément de robustesse.

SCOTT GOMEZ: 6

Il s'est présenté au camp avec plein de bonnes intentions, mais avant de se blesser, Gomez n'avait récolté qu'une maigre mention d'assistance en six rencontres. On ne vous rappellera pas quel salaire astronomique le Canadien lui verse...

Défenseurs

JOSH GORGES: 7,6

Le meilleur défenseur du Canadien depuis le début de la saison. Gorges joue plus de 20 minutes par match, il a récolté six points et il présente un différentiel de +6. Gorges joue de façon intense et il vaut son pesant d'or en infériorité numérique. Pierre Gauthier aurait dû offrir, l'été dernier, un contrat de plus d'un an à ce bon leader.

JAROSLAV SPACEK: 7,4

Le défenseur de 37 ans a disputé quatre bons matchs depuis son retour au jeu, après avoir soigné une blessure aux côtes. Il a apporté de la stabilité à la brigade défensive. Spacek a notamment bloqué 18 tirs lors des trois victoires du Canadien. Il a donc fait une belle remontée au classement.

YANNICK WEBER: 7,3

Après avoir amorcé la saison dans le rôle d'attaquant, Weber a su mériter sa place dans la brigade défensive en offrant du jeu solide dans les trois zones. Il a récolté cinq points, dont deux buts, et il présente un différentiel de +6.

RAPHAEL DIAZ: 7,2

Une belle révélation. Le Suisse a une bonne vision du jeu, il est mobile, il effectue une bonne première passe et il possède un bon tir. Dommage qu'il ne soit pas plus robuste.

P.K. SUBBAN: 6,9

On s'attendait à un meilleur début de saison de sa part. Il veut trop en faire. Subban a commis des bourdes qui ont déplu à ses entraîneurs. Il est tout de même employé plus de 23 minutes par match, ce qui est tout à fait normal puisque Subban est le défenseur le plus talentueux de l'équipe (en attendant le retour au jeu d'Andrei Markov). On est prêt à lui pardonner bien des choses. Il doit éviter de garder la rondelle trop longtemps et de vouloir faire un «show».

HAL GILL: 6,8

Il y a des soirs où Gill est tellement lent que c'en est désespérant. Par contre, il a le don de mieux paraître contre certaines équipes, comme ce fut le cas lors des deux rencontres face aux Bruins. Il demeure que Gauthier aurait dû garder Roman Hamrlik à Montréal au lieu de Gill.

ALEXEI EMELIN: 6,1

On aurait aimé que le Russe nous en montre davantage, notamment sur le plan de la robustesse. Emelin a paru timide à ses débuts dans la LNH. Il est laissé de côté depuis le retour de Spacek. Emelin vit une période d'adaptation bien typique. Il ne doit pas être heureux de la tournure des événements.

GARDIENS

CAREY PRICE: 7,1

Représentant la pièce maîtresse dans les succès du Canadien, Price a offert des performances irrégulières en début de saison. Il affiche une moyenne de buts alloués de 2,59 et un taux d'efficacité de ,900. Il vient cependant d'être choisi la première étoile de la semaine dans la LNH et on le sent de nouveau en confiance, ce qui est de bon augure pour l'équipe.

PETER BUDAJ: 7

Il n'a participé qu'à un seul match, subissant une défaite de 2 à 1 contre les Panthers. C'est difficile de lui reprocher quoi que ce soit. Budaj a surtout permis à Price de reprendre son souffle lundi dernier.


Vidéos

Photos