«Les Canadiens ont payé trop cher pour Cole» - Georges Laraque

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Erik Cole (à gauche) et Jaroslav Spacek (à droite) évolueront au sein de la même équipe cette année. © Agence QMI

Yvan Martineau

MONTRÉAL - «C’est certain que les Canadiens ont payé trop cher pour obtenir Erik Cole. Mais, pour obtenir un agent libre, tu n’as pas le choix. Il faut débourser plus que l’on devrait.» Georges Laraque, malgré ce que laisse entendre cette déclaration, est très heureux de l’arrivée d’Erik Cole à Montréal.

«C’est tout un joueur de hockey, a ajouté l’ancien dur à cuire du Tricolore. Il déborde facilement à l’aile. Je pense qu’il pourrait relancer Scott Gomez, parce qu’il est un "power forward" (attaquant de puissance) exceptionnel.»

Toutefois, ces changements de personnel ne sont pas suffisants, de préciser Laraque.

«Ce n’est pas assez. S’il y a eu tant de blessés chez les Canadiens cette saison, c’est parce que les petits joueurs se font trop "bardasser". Avez-vous vu ce qu’on fait les frères Sedin en finale de la coupe Stanley contre Boston? Ils n’ont rien fait. Parce que sur le quatrième trio, il y avait des bonhommes intimidants. C’est ça, la grosse lacune à Montréal, et qu’il faudra régler.»

Le coloré personnage, membre des débatteurs de l’émission «Le Match» diffusée à LCN et TVA, a aussi commenté l’acquisition de Peter Budaj.

«Il a déjà été gardien numéro un au Colorado. Je suis vraiment impressionné par Pierre Gauthier et le fait qu’il a pu obtenir un aussi bon gardien. Pour accéder à la coupe Stanley, il te faut un substitut qui "pousse dans le dos" de ton numéro un. Regardez ce qui s’est passé cette saison avec Tim Thomas à Boston et Roberto Luongo à Vancouver. Les deux équipes comptaient sur un réserviste de qualité.»

Par ailleurs, Laraque s’est réjoui de voir que Brad Richards n’a pas pensé qu’à l’aspect monétaire quand est venu le temps de choisir sa nouvelle équipe, samedi.

«Même si tu es le meilleur joueur au monde, aller jouer pour un entraîneur que tu ne connais pas comporte des risques. Ça peut être l’enfer. À New York, Richards va rejoindre un "coach" avec qui il a gagné la coupe Stanley et il sera plus à l’aise.»


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