Quasi impeccable depuis le retour de la
pause olympique avec six gains en sept
matchs, le Canadien aura maintenant droit
à une petite semaine, lui qui ne disputera
que deux rencontres d’ici à samedi prochain
et chaque fois contre des formations
qui lui tirent de la patte au classement.
Après un congé bien mérité hier, les hommes de
Jacques Martin prennent ainsi la route de New
York, cet après-midi après leur séance d’entraînement,
afin de s’y mesurer demain aux décevants
Rangers.
Mais le Tricolore a tout intérêt à se méfier de
ces Rangers qui refusent de mourir, eux qui sont
neuvièmes au classement et désormais à un seul
point derrière les Bruins.
La troupe de John Tortorella a effectivement
vaincu les Flyers hier après-midi, ce qui a du
coup empêché Philadelphie de distancer Montréal
au sixième rang. Les deux formations affichent
76 points au compteur, mais les Flyers
ont toutefois disputé deux matchs de moins.
Danger : la peste réanimée
Après avoir subi l’affront d’être laissé de
côté lors du match précédent des siens, l’agitateur
Sean Avery a été la bougie d’allumage
pour les Rangers hier, marquant
deux buts et forçant ses rivaux
à prendre deux punitions.
Fouetté par sa sortie, on peut s’attendre
à ce que Avery soit encore une vraie peste demain
et qu’il cherche à provoquer les joueurs du
Canadien. Et il risque de ne pas être le seul : les
Rangers sont les plus généreux de leurs coups
d’épaules à travers la ligue avec pas moins de 1 992
mises en échec (1 318 pour Montréal).
Jacques Martin se chargera sans doute de rappeler
à sa bande de rester disciplinée, d’éviter
de tomber dans le panneau et de s’abstenir de
toute réplique coûteuse.
Car c’est un réel danger : les Newyorkais ont
un des plus redoutables jeu de puissance lorsqu’ils
évoluent devant leurs partisans (23,9%
d’efficacité; 4e dans la LNH).
À ce jeu, mentionnons toutefois que l’équipe
montréalaise n’a rien à envier à personne et
que c’est bien elle qui pourrait en profiter si ça
brasse trop au vieux Madison Square Garden.
Après tout, le Tricolore conserve toujours la
meilleure attaque massive à l’étranger avec un
ronflant 30,1% d’efficacité.
Et les difficultés des Rangers au Garden, – ils
montrent une des pires fiches du circuit à domicile
(15-15-6) – pourraient aussi bien servir le Canadien.
«On le sait, on doit mieux jouer sur notre patinoire
pour espérer aller en séries. C’est aussi
simple que ça. Il faut jouer avec la même énergie
du désespoir à la maison que sur la route», a reconnu
le jeune centre Brandon Dubinsky, plus tôt
cette semaine.
Une bataille après l’autre
Compte tenu de l’enjeu au classement, ce match
risque donc d’être rondement disputé et les
membre du Tricolore auront avantage à prendre
les moyens pour écarter rapidement tout espoir
des Rangers. Et ils ne le savent que trop bien.
«Il nous reste 12 parties. Ce sera une bataille
jusqu’à la toute fin», a d’ailleurs soufflé Andrei
Markov, samedi, après la victoire contre les
Bruins.
Le vétéran défenseur, qui a amassé un point à
chacun des six derniers matchs, se montre cependant
confiant : «J’aime ce que je vois de notre
équipe dernièrement. Nous ne sommes pas parfaits,
mais on essaie de l’être.»
Jacques Martin est aussi heureux de la tenue
des siens ces dernières semaines.
«J’aime comment on se comporte lorsque nous
ne sommes pas en possession de la rondelle. On limite
les opportunités pour nos adversaires», a-t-il
observé.
Énigmatiques Leafs
Après son duel avec les Rangers
dans la Grosse Pomme, le Canadien
jouira de trois jours complets
de repos, le temps que
certains de ses rivaux écoulent un peu de leurs
matchs en main.
Le Tricolore ne reprendra donc le collier que samedi
soir pour affronter les pauvres Maple Leafs à
Toronto.
Bons derniers dans l’Association Est, ceux-ci
avaient pourtant connu une belle séquence en enfilant
trois victoires la semaine dernière. Ils se
sont toutefois laissés surprendre par les Islanders,
hier, au compte de 4-1.
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La série de cinq gains de suite du Canadien
constitue la plus longue séquence du genre dans le
circuit actuellement. Il faut remonter jusqu’en octobre
2008 pour retrouver une autre séquence de
cinq victoires par le Tricolore.