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Chronique de Chris Stevenson

La nouvelle ère de Gauthier

 
Agence QMI  - Chris Stevenson
09/02/2010 18h40 - Mise à jour 09/02/2010 18h55
Chronique de Chris Stevenson - La nouvelle ère de Gauthier
Pierre Gauthier 
© Agence QMI


Eh bien, les visiteurs au salon des médias Jacques-Beauchamp, au Centre Bell, pourraient être les premiers à ressentir les effets de l’ère Pierre «le Fantôme» Gauthier chez les Canadiens de Montréal.

Gauthier a pris la direction des opérations hockey, lundi, quand le DG Bob Gainey, son énergie pour le travail semblant épuisée par des années de tragédies personnelles, a démissionné du principal poste de hockey de la franchise pour laquelle il est devenu une icône quand il en avait été le capitaine gagnant de la Coupe Stanley.

Gauthier, qui était le bras droit de Gainey en tant que DG adjoint, est un micro gérant avec un profil bas et, selon des collègues et d’anciens employés avec qui l’Agence QMI a parlé, lundi, est quelques fois un dirigeant énigmatique avec un caractère coléreux dans les coulisses.

Quand il était directeur général des Sénateurs d’Ottawa, il a, un jour, limité les visiteurs au buffet d’avant-match de la salle des médias à un biscuit par personne après être arrivé, un soir, et trouvé le panier de biscuits vide.

Il a banni les «numéros, ainsi appelés, de vanité» du dos des Sénateurs, limitant les joueurs aux nombres entre 1 et 33 parce qu’il croyait que des numéros comme le 91 porté par Alexandre Daigle attirait l’attention vers les personnes et non vers l’équipe.

Il n’y avait aucun aspect de l’organisation qui ne portait pas l’empreinte de Gauthier et cette attention a transformé les Sénateurs, les faisant passer de farce permanente à des candidats à la Coupe Stanley.

Il a embauché Jacques Martin comme entraîneur et, à la suite des développement de lundi, ce n’est pas une coïncidence si Martin est maintenant derrière le banc des Canadiens.

Gauthier a été attiré de l’organisation des Ducks d’Anaheim pour prendre la direction des Sénateurs en décembre 1996, quand les Sénateurs de l’expansion traversaient une crise et qu’il y avait des milliers de sièges à vendre dans leur nouvel édifice.

Dave King et Serge Savard avaient passé une entrevue pour remplacer Randy Sexton, mais, à la suggestion du consultant d’alors Roy Mlakar, on a dit à Bryden et aux autres d’examiner les meilleurs deuxièmes hommes dans la ligue. Gauthier a obtenu le poste.

Au cours de ses deux années et demie en tant que DG des Sénateurs, en commençant au milieu de la saison 1995, il a transformé les Sénateurs en embauchant Martin et en effectuant des échanges qui ont emmené le gardien Damian Rhodes, les défenseurs Wade Redden, Janne Laukkanen, Jason York et Igor Kravchuk et les attaquants Shawn McEachern et Shaun Van Allen, qui ont tous joué un rôle important dans la transformation des Sénateurs.

Son point fort a toujours été l’évaluation des joueurs.

Il a quitté les Sénateurs dans la controverse, après la saison 1997-98, pour retourner à Anaheim après avoir d’abord nié que cela se préparait.

Au cours de son séjour à Ottawa, Gauthier s’est vu attribué le surnom du «Fantôme» puisqu’il était pratiquement invisible pendant de longues périodes de temps et ensuite, comme une apparition, on le voyait soudainement dans les couloirs de la Place Banque Scotia.

Il était réservé avec les médias et les employés, dans ses meilleurs moments, et l’un d’entre eux disait, lundi: «vous ne saviez jamais, si vous le voyiez dans les corridors, s’il allait ou non remarquer votre présence. Il rendait beaucoup de gens mal à l’aise.»

Un homme coléreux

Pierre Grouchy a été un autre de ses surnoms.

Toujours calme et discret en public, il est devenu légendaire pour ses excès de colère dans les coulisses. Après un match au cours duquel le gardien Ron Tugnutt a remplacé Rhodes et qu’il a reçu une des étoiles du match, un Gauthier enragé a lancé un sac de pretzels depuis la loge de l’administration dans la foule et a supposément botté un plat de poulet dans le mur.

La tirade s’est poursuivie en descendant vers le bureau des entraîneurs où il a fait voler un sac de popcorn, laissant les entraîneurs se regarder avec stupéfaction.

La raison?

Il pensait que le choix de Tugnutt pour une étoile du match allait alimenter une controverse parmi les gardiens et Gauthier détestait voir cela dans les journaux.

Il est intéressant, maintenant, qu’une controverse parmi les gardiens soit exactement ce qui occupe le plus l’esprit de la majorité des partisans des Canadiens et des médias alors que les Canadiens sont au cœur d’une lutte pour obtenir une place dans les séries éliminatoires.

Le Fantôme connaît son sujet et c’est bien, parce qu’il aura beaucoup d’autres sujets à s’inquiéter à Montréal que de savoir combien il y a de biscuits dans le panier.




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