BOSTON | En bon gars d'équipe, Jaroslav Halak ne manque jamais une occasion d'encenser ses coéquipiers. Même quand ils accordent 47 lancers.
«Les gars n'ont pas lâché et ont effectué une belle remontée. On doit leur donner le crédit.»
D'accord... mais toi ?
«La plupart du temps les lancers provenaient des côtés. Je donnais des retours et les gars étaient là pour récupérer la rondelle. Tant qu'on gagne, je me fiche un peu du nombre de lancers. Lors des tirs de barrage, j'ai tenté de les défier pour qu'ils fassent le premier geste.»
Humble jusqu'au bout, Jaro.
Le gardien admet toutefois que son club devra trouver le moyen de diriger plus de tirs vers le filet. Autrement, il aura beau faire des miracles, la logique finira par rattraper le Canadien.
«On doit trouver notre jeu et lancer plus comme les Bruins le font, et puis y aller pour les retours.»
Le défenseur Josh Gorges a vanté la première étoile de la rencontre.
«Il a été formidable. Il nous donne des chances de gagner à chaque match.»
Jacques Martin a aussi louangé son gardien. «Peut-être que la formule est de donner plus de lancers», a-t-il déclaré, sourire en coin.
Chapeau aux unités spéciales
D'après Gorges, l'excellent travail en désavantage a permis au Canadien de regagner le momentum du match; un seul but accordé aux Bruins en six occasions. "Grâce à cela, on a
mis deux points précieux en banque.« »L'exécution de Gorges, Gil et Plekanec était parfaite en prolongation quand les Bruins ont bénéficié d'un jeu de puissance, a ajouté Martin à ce sujet. Je pense qu'ils n'ont même pas eu une seule chance de compter."
Martin a également parlé du bon travail, encore une fois, de Mathieu Darche, qui a voilé la vue du gardien des Bruins sur les deux buts du Canadien.
«Il nous manque des compteurs importants, alors on doit batailler pour aller chercher nos points. Darche est un bon exemple. Il n'a peut-être pas de points du-rant le match, mais il a contribué aux deux buts.»
L'attaquant Brian Gionta, auteur du but ayant procuré la victoire aux siens en tirs de barrage, abondait dans le même sens.
«C'est un gros deux points. Nous avons bataillé et cela a rapporté.»
Il a ensuite expliqué son but.
«Rask était bon dans ses déplacements de poteau en poteau. Alors, j'ai décidé de le prendre de vitesse pour le déjouer et cela a fonctionné.»
Bégin garde le moral
Du côté des Bruins, Steve Bégin tentait de garder le moral malgré l'interminable séquence de défaites de son club, maintenant rendues à neuf.
«On s'en sortira, on trouvera un moyen de retrouver le chemin de la victoire. Nous devons demeurer positifs.»
Patrice Bergeron tenait les mêmes propos. «On a obtenu beaucoup de chances encore, mais la même histoire se répète: on n'arrive pas à trouver le fond du filet. On ne doit pas cesser de travailler cependant. Il ne faut surtout pas s'apitoyer sur notre sort.»
C'est quand même incroyable. Les Bruins ont dirigé 89 tirs au but lors des deux derniers matchs sans parvenir à l'emporter.
«C'est certainement frustrant d'obtenir tant de chances et si peu de buts, mais on n'a pas le choix de demeurer positifs», termine l'entraîneur Claude Julien.