L'entraîneur Jacques Martin n'est pas passé par quatre chemins pour expliquer pourquoi il avait laissé Guillaume Latendresse et Maxim Lapierre sur le banc en troisième période.
«Je tentais d'aller chercher un but alors j'y suis allé avec les éléments qui ont un peu plus de punch, a-t-il soufflé, l'air contrarié.
«J'ai réduit le banc parce que je voulais que l'on gagne des batailles. On avait besoin de production. Pour y arriver, ça nous prenait des gars qui sont prêts à aller à la guerre.»
Martin n'a pas du tout aimé l'effort fourni par les deux joueurs en fin de deuxième période, sur la séquence ayant conduit au but de James Wright, lors d'un sur nombre avec Alex Tanguay.
«On les a laissé filer sur le surnombre, sans continuer l'échec-arrière jusqu'au bout», explique-t-il.
Pression
En arrière par un but avant ce jeu, le Canadien dominait la période et exerçait une pression constante.
«C'est une situation frustrante, car nous avions obtenu beaucoup de chances, a déploré Brian Gionta. Nous avons donné deux buts en fin de période et cela a détruit notre momentum. On doit trouver le moyen de jouer soixante minutes. On a fourni un effort insuffisant dans la première moitié du match.»
Cammalleri dressait le même constat, mais a souligné l'effort des siens en troisième période.
«J'ai aimé le fait qu'on n'abandonne pas. Je ne veux rien enlever à leur gardien, il a très bien joué. Mais pour ma part, je dis toujours qu'il y a moyen de marquer si on place la rondelle au bon endroit. On ne l'a malheureusement pas fait.»
Tomas Plekanec, qui a joué souvent contre le trio de Lecavalier, estime que le Canadien ne se porte pas assez au filet.
«On doit travailler plus fort devant le filet et déranger le gardien adverse, jouer avec hargne. On joue trop en périphérie, pas vraiment dans la face du gardien», dit-il.
Jacques Martin l'a fait jouer en compagnie de Ryan White à partir de la deuxième période. «J'avais besoin de quelqu'un avec un bon gabarit qui joue physique. Il a effectué du bon boulot», a dit Martin au sujet du jeune attaquant.
«Expérience incroyable»
White a adoré l'expérience. «Tomas et Andrei m'ont beaucoup parlé et cela a rendu mon travail plus facile. Mais je sais ce que j'ai à faire.
«C'était une expérience incroyable de jouer contre des joueurs de la trempe de Lecavalier, poursuit-il. Je n'en revenais pas à quel point Vincent était intense dans son échec-arrière. Tout cela m'aide à poursuivre mon apprentissage. Ce ne sont pas les meilleurs joueurs au monde pour rien.»