La désignation d’un capitaine attendra

Canadien

 

Stéphane Alarie
Le Journal de Montréal

N’en déplaise aux joueurs et aux partisans, on ne connaîtra pas de si tôt l’identité du prochain capitaine du Canadien et c’est la direction de l’équipe qui entend désigner l’heureux élu qui devra chausser les patins de Saku Koivu.

Le directeur général de l’équipe a été on ne peut plus clair là-dessus hier. «La meilleure décision à prendre maintenant, c’est justement de prendre notre temps et de mieux connaître les joueurs avant de décider », a indiqué Bob Gainey.

Il a aussi été limpide sur la façon dont le C sera attribué : «On n’a pas vraiment eu de discussion sur la façon (de désigner le capitaine), mais je suis plus à l’aise d’être très impliqué dans la décision ». Et puis après ?

Chez les joueurs, personne pour vraiment s’émouvoir de la chose à la veille de l’ouverture du camp d’entraînement.

«Ça ne me dérange pas s’il n’y a pas de capitaine, a réagi Scott Gomez. Ce qui m’importe surtout, c’est de connaître un bon début de saison et d’apprendre à connaître les gars ; le reste viendra avec le temps.»

«Qui portera le C a vraiment peu d’importance en ce moment. Ce qui compte, c’est de gagner et de pouvoir compter les uns sur les autres », a-t-il ajouté. Même son de cloche du côté de Paul Mara.

«Je n’ai jamais joué pour une équipe qui n’avait pas de capitaine, mais il y a tellement de leaders dans ce groupe que ça ne m’inquiète pas. Tout le monde semble prêt à faire sa part», a commenté le défenseur, en confiant qu’il n’avait jamais eu aussi hâte qu’un camp ne débute.

Très peu pour Markov

Sans doute le meilleur joueur de l’équipe la saison dernière, Andrei Markov ne semblait pas très chaud hier à l’idée d’être considéré comme un candidat au titre de capitaine du Canadien.

Hésitant, le vétéran défenseur a expliqué que la pression des médias ne l’effrayait pas nécessairement, mais qu’il était conscient que la tâche impliquait de nombreuses responsabilités.

En gros, Markov semble plus intéressé à se concentrer sur ce qu’il fait le mieux : jouer au hockey. Qui pourrait l’en blâmer ?

Un volontaire?

À l’inverse, Mike Cammalleri a laissé entendre qu’il ne se sauverait pas en courant si on lui confiait le mandat.

«Au cours de ma carrière, j'ai toujours été quelqu’un qui aime assumer des responsabilités et du leadership au sein d’une équipe », a-t-il répondu à la question d’un journaliste.


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