Sélectionné en première ronde par le Canadien de Montréal, Louis Leblanc pourrait bien être tenté de jouer dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec la saison prochaine.
Destiné à joindre les rangs de l’Université Harvard, Leblanc semblait moins chaud à l’idée au terme de la soirée de vendredi.
«Pour l’instant je m’enligne pour être à Harvard l’automne prochain. J’ai l’intention de jouer une ou deux saisons au maximum avant de joindre les rangs professionnels», a-t-il avoué en conférence de presse.
Chicoutimi
Certains pensent même qu’il pourrait se rapporter aux Saguenéens de Chicoutimi dès la saison prochaine, l’équipe qui détient ses droits dans la LHJMQ.
«Je vous garantis qu’il sera dans notre équipe après les fêtes», mentionne avec audace Pierre Parent, recruteur en chef pour les Saguenéens.
L’entraîneur-chef Richard Martel semble aussi du même avis. « Même s’il fait ses débuts au hockey universitaire américain, il finira dans les rangs du junior québécois », lance-t-il sur le sujet.
Le CH inquiet
En plus du présenter un calibre de jeu inférieur au hockey junior canadien, l’équipe de l’Université Harvard ne dispute pas plus de 35 parties par année.
«C’est un bon joueur avec une grande éthique de travail, mais le calendrier de Harvard nous inquiète considérablement. Il devra travailler fort à l’extérieur de la glace pour combler ce manque», avoue Trevor Timmins, le directeur du recrutement chez le Canadien.
De mauvaises langues
Leblanc a à peine endossé le chandail du Tricolore que les spéculations débutent déjà dans son cas.
«Les gens de hockey sont unanimes là-dessus : il n’aurait jamais été repêché aussi bas si le repêchage avait été présenté ailleurs qu’à Montréal», nous a même lancé une source bien branchée au niveau de la LNH.
Selon plusieurs recruteurs, il aurait été plus logique de voir Leblanc partir vers la fin de la première ronde. Les partisans auraient-ils influencé les dirigeants? La question se pose.