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Une question de malchance, selon Guy Carbonneau

 
Marc De Foy
Le Journal de Montréal
18/11/2008 06h23 - Mise à jour 18/11/2008 13h40
Canadien - Une question de malchance, selon Guy Carbonneau
Andrei Markov a du mal à s’acclimater au rôle de tireur pendant les attaques massives.  
©(Photo Le Journal de Montréal/Martin Bouffard)


L'attaque massive du Canadien est en panne. Elle a été tenue en échec lors de 21 supériorités numériques de suite, dont la moitié dans la seule rencontre de dimanche à Saint Louis. Vous pensez que cette situation inquiète Guy Carbonneau? Plus ou moins.

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L'entraîneur du Tricolore serait plus heureux si les siens produisaient au même rythme qu'au cours des deux dernières années, alors qu'ils avaient dominé la Ligue nationale à ce chapitre.

Or, Carbonneau pense que les insuccès actuels sont davantage le résultat d'un concours de circonstances.

«C'est une question de malchance», a-t-il dit, hier.

«On obtient sensiblement le même nombre de tirs et d'occasions de marquer que la saison dernière, mais on rate des chances en or.

«On a tiré deux fois sur le poteau dans le match contre les Blues. Lors du match précédent contre les Flyers, Robert Lang a raté un filet complètement ouvert.»

La précision de Streit, la force de Souray

Le dernier but du Canadien en supériorité numérique remonte à une dizaine de jours alors que Tomas Plekanec avait créé l'égalité 2 à 2 dans un match contre les Maple Leafs de Toronto.

Cette rencontre avait cependant tourné au désastre, le Tricolore subissant un cuisant échec de 6 à 3 à la suite duquel Carbonneau avait dit leurs quatre vérités à ses joueurs.

En tenant compte de ce match, l'équipe n'a pas marqué à ses 21 dernières supériorités numériques.

«On met sur pied de nouvelles combinaisons dans l'espoir de faire débloquer les choses», a continué Carbonneau.

«On a jumelé Sergei Kostitsyn et Patrice Brisebois aux points d'appui et ça semble vouloir fonctionner.

«On a fait passer Andrei Markov du côté gauche au côté droit.»

L'expérimenté défenseur a du mal à s'adapter au poste de tireur.

Qu'il ait marqué une seule fois de la pointe est une chose, mais plusieurs de ses tirs n'atteignent pas la cible.

«On ne compte aucun joueur pouvant tirer avec la même précision que Mark Streit ou avec la force de Sheldon Souray», a reconnu Carbonneau.

«Par contre, on se rappellera que Souray était imprécis au début. Il tirait souvent hors cible, ce qui n'aide pas quand la stratégie consiste à aller se placer devant le filet pour cueillir des retours.»

Rien n'est perdu

Carbonneau garde tout de même bon espoir que l'attaque massive retrouve ses moyens.

«Il suffirait qu'on marque un but ici et là pour remonter dans le top 10 dans la Ligue nationale», a-t-il argué.

«Les chiffres changent vite en début de saison.»

Avant les matchs d'hier soir, le Canadien occupait le 25e rang du circuit avec une moyenne d'efficacité de 14,6 pour cent, soit tout près de quatre points de moins que la moyenne de la LNH (18,5 pour cent).

Les Red Wings de Detroit étaient loin devant tout le monde avec une moyenne de 33,3 pour cent.

Après 16 rencontres, l'attaque massive n'a marqué que 12 buts en 82 supériorités numériques, ce qui lui vaut la 25e place dans la LNH, alors que l'an dernier, elle occupait le premier rang du circuit.

En infériorité numérique, le Tricolore est 12e, un rendement légèrement supérieur à celui de l'an dernier.






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