La durée de la suspension imposée à Tom Kostopoulos a surpris l'accusé davantage que son entraîneur Guy Carbonneau.
«On ne s'attendait pas à ce que le geste de Tom demeure impuni avec tout ce qui s'est dit ces dernières semaines en rapport avec les coups à la tête», a commenté Carbonneau hier matin.
«La ligue a décidé de le suspendre pour trois matchs et on va vivre avec cette sentence.»
Kostopoulos a encaissé le coup plus difficilement, ce qui est normal en soi. Il n'assume pas moins la
portée de son geste, mais comme il le dit depuis l'incident survenu samedi dernier, il espère que cette affaire ne le fera pas passer pour un joueur salaud.
«Je ne savais pas vraiment à quoi m'attendre avant que Carbo me fasse part du jugement de la ligue au terme de la séance d'entraînement de lundi», a-t-il raconté.
«J'ai été surpris d'écoper d'une suspension de trois matchs, mais je dois subir les conséquences de mon geste.
«Par contre, je croyais que les dirigeants de la ligue allaient se baser sur mes intentions. Or, je n'ai jamais eu l'intention de blesser Mike Van Ryn.
«C'est malheureux qu'il ait été blessé. Je lui souhaite de revenir au jeu le plus vite possible.»
Kostopoulos a expliqué au préfet de discipline de la Ligue nationale, Colin Campbell, qu'il voulait seulement compléter sa mise en échec.
«J'étais collé à Van Ryn et je n'ai pas eu le temps de freiner lorsqu'il a changé de direction», lui a-t-il dit.
Il lui a envoyé un message texte
Kostopoulos a tenté de communiquer avec Van Ryn, mais le défenseur des Maple Leafs a passé une partie de la journée de lundi dans un cabinet de dentiste pour subir des soins résultant du choc de la mise en échec qu'il a subie.
Van Ryn parlait avec peine après les traitements. Il devra être aussi examiné cette semaine par la neurologue Karen Johnston, spécialiste en matière de commotion cérébrale qui a suivi les dossiers de plusieurs joueurs de la Ligue nationale victimes de coups à la tête.
Kostopoulos lui a envoyé un message texte pour lui présenter ses excuses et lui offrir ses souhaits de prompt rétablissement.
Il espère avoir l'occasion de lui parler quand il se sentira mieux.
Si c'était à refaire
Kostopoulos a beaucoup réfléchi depuis l'incident. Il a visionné et revisionné la mise en échec par-derrière qu'il a appliquée à Van Ryn.
«Si le jeu était à refaire, je lui donnerais une seconde pour faire son jeu», a-t-il indiqué.
Par ailleurs, on a demandé à Kostopoulos s'il avait l'intention de modifier son style de jeu à la suite de cet incident.
«Je dois continuer à jouer de la même façon, mais je devrai être plus prudent quand de telles occasions se représenteront», a-t-il répondu.
«Je devrai accorder la seconde permettant au défenseur de se protéger.»