Etienne Bouchard
Agence QMI

Le hockey-balle et le dek hockey prennent de l'ampleur

Le hockey-balle et le dek hockey prennent de l'ampleur

Une formation québécoise de dek hockey a fait parler d’elle dans un tournoi international disputé à Bratislava, en Slovaquie.Photo courtoisie

Etienne Bouchard

MONTRÉAL - Comme des centaines de Québécois le savent, le hockey ne se joue pas seulement sur une patinoire et la popularité des versions avec balle sont là pour le prouver. D'ailleurs, la Belle Province est devenue un terreau fertile d'athlètes de niveau élite de ce sport.

Récemment, une formation canadienne constituée de porte-couleurs d'ici a remporté le premier Championnat mondial à trois contre trois de la World Ball Hockey Federation, mais ce succès n'est pas uniquement une question de talent. Le nombre de personnes ayant adopté cette discipline a grimpé en flèche: l'Association junior compte environ 5000 jeunes adhérents de 5 à 17 ans.

«La progression est spectaculaire au plan de la participation, surtout qu'on retrouve de plus en plus de centres au Québec. Après tout, le hockey fait partie de notre culture, a déclaré le président de la Coupe Burrows, Simon Leblanc, lors d'une entrevue téléphonique.

Contrairement à la version sur glace, le hockey-balle est moins dispendieux, un peu comme le soccer avant qui a attiré beaucoup de gens.»

«Avec le hockey-balle, tous peuvent jouer à l'année longue et développer des aptitudes, tout en restant en forme. Alexandre Burrows, des Canucks de Vancouver et porte-parole de notre tournoi, répète constamment que le hockey-balle lui a permis d'accéder à la Ligue nationale de hockey (LNH).»

Accessible à tous mais pas assez visible

Actuellement, il existe quelques variantes à ce que certains nomment le dek hockey et d'autres, le hockey-balle. Le premier, qui gagne en popularité, se joue surtout à l'extérieur sur une surface semblable à du plastique, alors que le second est pratiqué sur le ciment à l'intérieur. Aussi, les matchs peuvent se dérouler à trois, quatre ou cinq joueurs dans chaque équipe. Or, c'est le trois contre trois qui a particulièrement la cote.

«C'est ce qui pousse le plus présentement, car c'est plus rapide et spectaculaire. Les surfaces étant plus petites et spécifiques, chacun est dans le cœur de l'action. D'ailleurs, nous sommes un peu des précurseurs de la Ligue nationale de hockey (LNH), qui a décidé d'emprunter la même tangente avec le format de la prolongation et son match des étoiles», a expliqué Leblanc.

De plus, le sport gagne à être connu.

«Le but est de le faire connaître ici et ailleurs. On a de bons appuis corporatifs, mais la visibilité est difficile à obtenir, a ajouté le président. Aujourd'hui, beaucoup de discussions et d'ententes avec les entrepreneurs se font en privé et la popularité dans certains marchés comme Granby, Québec et Drummondville est indéniable. Mais il faut en parler plus.»

Grande nouvelle

À cet effet, le dirigeant de la Coupe Burrows a désormais une arme dans son arsenal, car le Québec sera le théâtre du prochain Mondial à trois contre trois en septembre 2016.

«Le hockey-balle est aussi en pleine expansion à l'étranger et le Championnat du monde est un tremplin pour le mettre à niveau. D'autres pays comme la Russie, la Slovaquie et la République tchèque s'améliorent et leurs joueurs ont été impressionnés par la qualité de jeu des Québécois au dernier Mondial», a indiqué Leblanc.

Ce dernier se dit «convaincu» par rapport au futur du hockey-balle.

«Une ligue professionnelle est envisageable un jour, mais également un circuit provincial réunissant les meilleurs d'ici. C'est rapide et il y a plus de chances de marquer qu'au hockey sur glace. Même les gars de la LNH auraient peu de chance au hockey-balle à trois contre trois s'ils se retrouvaient contre l'élite du dek», a mentionné Leblanc.

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