Etienne Bouchard
Agence QMI

Dek hockey: des Québécois passionnés

Dek hockey: des Québécois passionnés

Une formation québécoise de dek hockey a fait parler d’elle dans un tournoi international disputé à Bratislava.Photo courtoisie

Etienne Bouchard

MONTRÉAL - Le dek hockey est méconnu pour la grande partie des habitants de la planète, mais des passionnés d'ici ont brisé les frontières en participant à un tournoi international de la World Hockey Ball Federation à Bratislava, la contrée slovaque des frères Stastny, pendant la dernière semaine.

À des milliers de kilomètres du Québec, le hockey sur glace a sa part de reconnaissance.

Toutefois, cela ne signifie pas que sa version «balle» ait droit à la même visibilité. Aussi, le directeur général de l'équipe canadienne de hockey-balle, Daniel De Angelis, a relevé le défi de faire connaître sa discipline aux gens d'ailleurs. Grâce à l'aide des dirigeants de la Coupe Burrows, Patrick Ducharme et Simon Leblanc, il a amorcé le projet en mai dernier, mettant sur pied la formation de l'unifolié constituée de 13 joueurs, uniquement des Québécois.

Les trois hommes ont touché la cible. En plus de gagner ses huit matchs de la compétition à quatre contre quatre (en incluant les gardiens) et de décrocher le titre mondial, leur équipe a attiré l'attention des autres pays par sa qualité d'exécution et son attitude exemplaire.

«Au Québec, nous sommes maîtres de notre sport et côté calibre, on ne savait pas trop à quoi s'attendre. Mais ce fut très agréable, tout le monde est resté concentré. On n'a pas ri de personne et beaucoup d'adversaires - les Russes, entre autres - sont venus nous voir pour nous remercier de leur avoir appris des choses, a commenté De Angelis, dimanche, après la victoire de 10-2 de sa troupe contre le club-hôte en finale.

«Les mots d'ordre étaient "esprit d'équipe", "respect" et "intensité".»

Le succès a un prix

Malgré les apparences, l'opposition a été relevée.

«Ça allait vite, les autres gars étaient préparés. On a dû travailler en équipe pour l'emporter et on a été bien encadré, a émis le joueur par excellence du tournoi, Steve Proulx. Plusieurs d'entre nous n'avions jamais été en Europe et il a fallu s'adapter. La victoire restera mon plus beau souvenir.»

«Les Slovaques étaient gros, grands et forts; ils avaient gagné un championnat à Zurich à cinq contre cinq. [...] Et l'équipe russe était formée de hockeyeurs sur glace de deuxième et troisième divisions. Elle avait de la vitesse et de la puissance», a ajouté De Angelis.

Un bel accueil

Les représentants canadiens ont transité par la France au lendemain des attentats de Paris.

Ils ont rapidement constaté certains changements.

«La sécurité à l'aéroport était resserrée et on a vu toute la solidarité envers les Français. En Slovaquie, il y avait des fleurs partout devant l'ambassade», a indiqué De Angelis.

Cette chaleur du public européen s'est transportée au Championnat. Aux dires de Yannick Labonté, nommé au sein de la formation d'étoiles de l'événement, celui-ci a été un franc succès.

«Ici [en Slovaquie], les tournois sont plus festifs et on a bien été accueilli. Il y aurait eu plus de 35 000 visionnements sur internet pour notre demi-finale face aux Tchèques, samedi, a dit l'auteur d'un tour du chapeau en finale. Je pense enfin qu'on a lancé un message, car ça faisait longtemps que le Canada n'avait pas gagné sur la scène internationale.»

La tenue de ce Mondial ayant été fructueux, ses instigateurs pourraient récidiver en 2016. Il est bien possible que le tout se déroule dans la Belle Province cette fois, signe que le dek hockey prend de l'ampleur.

«C'est un beau sport qui est en pleine expansion. Je suis le président de l'Association junior et nous avons 5000 jeunes de 5 à 17 ans qui jouent», a précisé De Angelis, dont l'objectif à long terme reste la création d'une ligue professionnelle.

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