Fehr reste sur sa position

Lock-out

Donald Fehr  Photo Agence QMI

Certaines personnes considèrent la sortie de jeudi du directeur exécutif de l'Association des joueurs (AJLNH), Donald Fehr, comme une acrobatie de relations publiques. Ce n'est pas le cas, martèle l'homme en question.

Rencontré par les médias sportifs samedi après avoir livré une conférence à quelque 800 membres du syndicat des Travailleurs canadiens de l'automobile (TCA) à Toronto, Fehr a indiqué qu'il croit toujours que l'AJLNH est près d'une entente avec la Ligue nationale de hockey (LNH).

«Si j'ai dit quelque chose, c'est parce que je le pensais, a-t-il déclaré, accompagné du joueur autonome Chris Campoli. Il y a cette tendance dans les travaux de négociation dans le milieu sportif à faire des analogies avec un match, mais ça ne marche pas ainsi.

«Nous pensons que nous en avons fini avec l'aspect monétaire du conflit ou, du moins, que nous sommes près d'en finir.»

Pas de rencontre prévue

La position du syndicat est donc la même que jeudi dernier. Fehr reste ouvert à continuer le processus de négociation, contrairement - selon lui - à la partie patronale. Cela l'a incité à décocher quelques flèches en direction des dirigeants de la LNH, soit le commissaire Gary Bettman et son adjoint Bill Daly.

«Je suis toujours déçu quand on est impliqué dans le processus et que des gens veulent y mettre un frein. Tu dois continuer les pourparlers et, pour l'instant, ils ne veulent pas.»

«Vous remarquerez que, depuis le début des négociations, les joueurs n'ont jamais fait de menace de se retirer», a ajouté Fehr à propos de la déclaration de Bettman concernant le retrait de l'offre de la LNH qui était sur la table, jeudi.

Le chef de l'AJLNH a rappelé qu'«en assumant que les propositions qui étaient sur la table avant jeudi tiennent la route», les joueurs ont fait «des concessions énormes».

Fehr n'a pas contacté ni Bettman ni Daly depuis les événements de jeudi et ne sait pas quand il discutera avec eux à nouveau.

Le négociateur a préféré ne pas commenter la possibilité d'une éventuelle dissolution du syndicat pour en arriver à un règlement de conflit, même s'il a évoqué qu'une telle stratégie avait déjà fonctionné dans d'autres sports professionnels.

L'AJLNH derrière Fehr

Campoli a pour sa part réitéré le soutien des membres de l'AJLNH à leur président.

«L'association est revenue de loin ces trois dernières années pour retrouver sa crédibilité et (Fehr) est notre homme, a-t-il affirmé. Il n'y a pas d'entente sans lui.»
Porte-couleurs du Canadien de Montréal la saison dernière, le défenseur de 28 ans a expliqué pourquoi les joueurs tiennent à signer un contrat de travail juste.

«Fehr prône la patience et nous avons le droit de négocier et de nous battre pour notre travail. On ne veut pas que des vedettes se voient attribuer des contrats faramineux et que la "classe moyenne" soit éliminée.»

«Nous en sommes venus à une entente sur le fonds de pension, mais ça provient de la part des joueurs», a également noté Campoli, ajoutant que les joueurs avaient déjà fait beaucoup de concessions.


Vidéos

Photos