Des discussions cet après-midi

Dernière mise à jour: 06-12-2012 | 09h01

La 81e journée du lock-out dans la LNH a donné droit à une deuxième journée complète de négociations, mercredi, entre les propriétaires et l'Association des joueurs.

Les discussions ont pris fin peu avant 1 h, jeudi matin, après une journée folle où il y a eu beaucoup de va-et-vient entre les deux parties.

«Nous avons eu une série de bonnes discussions durant la soirée, et nous prévoyons nous rencontrer à nouveau le lendemain (jeudi)», a affirmé le défenseur des Jets de Winnipeg Ron Hainsey, l'un des joueurs prenant part aux pourparlers.

Au total, les principaux intervenants impliqués dans le dossier ont passé environ sept heures autour de la table de négociations.

Des échanges cordiaux

Après les rencontres, le commissaire adjoint de la LNH Bill Daly s'est adressé brièvement aux médias. «Il y a toujours des discussions ouvertes sur des dossiers importants entre les deux groupes, a-t-il affirmé. Les échanges sont cordiaux et nous croyons que l'AJLNH nous reparlera de ces mêmes dossiers jeudi.»

Tant le directeur de l'AJLNH Donald Fehr que le commissaire Gary Bettman n'ont pas parlé aux médias. Toutefois, l'Association des joueurs veut rencontrer ses membres seul de son côté en matinée avant de poursuivre les discussions avec les propriétaires vers midi.

Un pacte de 10 ans?

Pendant la journée de mercredi, la LNH et l'AJLNH ont discuté des enjeux majeurs et chacun des deux clans a déposé des propositions sur ceux-ci. Les propriétaires ont même proposé que le nouveau pacte entre les deux parties soit d'une durée de 10 ans. Les joueurs rechignent toutefois face à cette idée.

La Ligue est aussi prête à augmenter la part à verser aux joueurs à travers le principe d'indemnisation («make whole»). Elle voulait d'abord donner 211 millions $, mais cette somme est maintenant de 300 millions $. L'AJLNH demandait d'abord un montant de 389 millions $.

Quant à l'âge auquel un joueur peut avoir accès à l'autonomie complète, il demeurerait comme il l'était sous l'ancienne convention collective, soit 27 ans.

La LNH souhaiterait toujours une durée maximale de cinq ans pour la signature des contrats, mais il y aurait une exception fixée à sept ans afin qu'une équipe puisse s'entendre avec ses propres joueurs qui ont droit à l'autonomie.

Du «va-et-vient»

Pendant la soirée, les membres des deux parties sont constamment sortis et entrés de la salle de réunion où ils se trouvaient. À 22 h 30, tout était prêt pour un point de presse de la LNH à New York, mais les propriétaires et les joueurs ont finalement repris les pourparlers dès 23 h.

Vers 23 h 15, Steve Fehr est sorti de la rencontre pour... offrir de la pizza aux médias présents sur place. Les gens impliqués dans le dossier sont finalement sortis plus d'une heure plus tard. À 00 h 30, trois joueurs se sont dirigés vers le bureau dans lequel se trouvaient les propriétaires, avant d'en ressortir une dizaine de minutes plus tard.

Le nombre de personnes autour de la table aurait passablement diminué. Il semblerait qu'il ne restait que trois propriétaires et beaucoup moins de joueurs. Mardi, six propriétaires et 18 joueurs étaient des pourparlers.
Tant qu'il y a de l'espoir...

L'agent de joueurs Pat Brisson a confié à la chaîne TVA Sports plus tôt dans la soirée que les deux clans «ne veulent pas lâcher le morceau tant qu'il y a de l'espoir».

«Je suis satisfait du processus. Par respect pour le déroulement des négociations, je n'ajouterai rien de plus et ne répondrai à aucune question. À la prochaine», s'est contenté de dire le commissaire de la LNH, Gary Bettman, en après-midi.

Les déclarations de Bettman étaient très attendues en raison des derniers développements. Mardi, des joueurs et des propriétaires ont également discuté pendant de longues heures dans une journée qualifiée de «positive» par plusieurs.



Vidéos

Photos