La confiance grandit aux États-Unis

Hockey

Les États-Unis ont remporté la médaille d'or au dernier Championnat mondial des moins de 18 ans. Photo Radek Mica / AFP


Chris Stevenson

ANN ARBOR, Michigan - Lassé des mauvais résultats sur la scène internationale, USA Hockey en est venu à la décision de centraliser ses équipes de moins de 17 et 18 ans en 1996.

La ville d'Ann Arbor a été choisie pour sa position assez centrale, sa proximité avec les compétitions collégiales et son système scolaire bien structuré.

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Méthode critiquée

Les joueurs du programme des moins de 18 ans ont remporté les quatre derniers Championnats du monde de leur catégorie. Ils affrontent des équipes des divisions I et III de la NCAA, en plus de jouer des matchs hors-concours contre des équipes que l'United States Hockey League (USHL).

Chez les moins de 17 ans, les hockeyeurs se mesurent à des formations de la USHL. La ligue, qui regroupe des équipes de 16 États, est devenue une autre option pour le développement des joueurs aux États-Unis. Pas moins de 192 joueurs de cette ligue jouent maintenant dans la LNH.

Inspirant, le modèle canadien?

USA Hockey s'est inspiré un peu du modèle junior canadien. Ses athlètes vont à l'école et vivent chez 38 familles restant à Ann Arbor.

Selon un rapport, des joueurs provenant de 16 États se sont inscrits au programme cette année, ce qui prouve l'expansion du hockey chez les Américains.

«Ici, c'est un peu différent du Canada, où les jeunes quittent la maison à 15 ou 16 ans, a souligné le directeur du programme américain, Scott Monaghan. Si ce genre de pratique fait partie de la culture du hockey junior ou junior majeur, ce n'est pas réellement le cas ici.

«Pour nous, il est important que la famille soit très à l'aise avec l'idée de laisser partir son fils, que son développement académique soit entre bonnes mains et que sa vie sociale soit bien encadrée. Il faut qu'il se retrouve dans une bonne famille.»

Le programme a engagé quatre personnes responsables de s'occuper de l'hébergement des joueurs, qui restent deux ans dans la même famille. Il s'agit des meilleurs joueurs susceptibles d'être recrutés dans chaque groupe d'âge.

«J'ai vu leur personnel d'entraîneurs et les installations, et je me suis dit que ça ferait de moi le meilleur joueur de hockey que je puisse devenir», a déclaré le défenseur Steve Santini. Ce dernier évolue chez les moins de 18 ans et devrait être repêché au milieu du premier tour lors de la prochaine séance de sélection.

Beaucoup de confiance

Chez les moins de 17 ans, les joueurs apprennent en affrontant des adversaires plus âgés dans la USHL.

«Nous voulons qu'ils viennent ici pour les bonnes raisons. Parce qu'ils veulent représenter leur pays, s'améliorer et qu'ils comprennent que ce sera vraiment très dur, a expliqué Monaghan.

«Ce ne sera pas facile. La compétition est féroce. Ils vont se faire planter. Spécialement les plus jeunes, qui sont totalement déclassés certains soirs. Ce n'est pas agréable à regarder pour les parents et entraîneurs.

«Ce qui est bien, c'est lorsqu'après trois ou quatre mois, ce groupe qui se faisait battre 8-2 devient capable de rivaliser avec ses adversaires et de gagner ces matchs. C'est excellent pour leur confiance.»

L'héritage grandit ici, tout comme la certitude que les Américains peuvent se frotter à n'importe qui.

«Respectez-les tous, mais n'en craignez aucun» est la devise de Monaghan. Mais c'est également un défi pour les entraîneurs et organisateurs.

«C'est aussi un défi de leur faire réaliser qu'ils ne seront pas tous le prochain Patrick Kane, a rigolé Monaghan. La confiance ne manque pas ici.»


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