Pas de pourparlers

LNH

Donald Fehr pourrait discuter de la dissolution de l'Association des joueurs. Craig Robertson Toronto Sun


Bruce Garrioch

Dernière mise à jour: 27-11-2012 | 19h30

Les pourparlers reprendront mercredi entre la Ligue nationale de hockey et l'Association des joueurs, mais la LNH n'a pas l'intention de présenter une nouvelle offre à l'AJLNH, a appris la chaîne TVA Sports.

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Les frères Donald et Steve Fehr, qui sont à la tête de l'AJLNH, tiendront une conférence téléphonique avec le comité de négociation, mardi, en fin d'après-midi. La dissolution de l'AJLNH pourrait bien être l'un des sujets abordés.

Lundi, la LNH et l'AJLNH ont accepté de faire appel au Service fédéral de médiation et de conciliation (FMCS). Scot L. Beckenbaugh et John Sweeney seront les médiateurs présents lors de la prochaine rencontre. Ils ont été nommés par leur directeur, George H. Cohen, qui s'était aussi impliqué dans les débats lors de la dernière querelle entre les propriétaires de la NFL et leurs joueurs.

Le lock-out de la LNH en est à sa 73e journée.

Au total, plus de 425 rencontres ont été décommandées depuis le début octobre, ce qui correspond à 35% de la campagne.

Conciliateurs

Or donc, les autorités de la LNH et la direction de l'Association des joueurs de la LNH dresseront chacun leur bilan du conflit qui sévit depuis quelques mois maintenant, mercredi, au Service fédéral américain de médiation et de conciliation (FMCS).

Les médiateurs vont rencontrer les deux groupes séparément.

À moins que Bettman et Fehr ne laissent leur ego à la porte, il n'y a guère lieu d'espérer des progrès dans ce dossier qui traîne en longueur. On ne voit pas comment le FMCS pourrait amener un déblocage de l'imbroglio avec deux clans qui demeurent farouchement campés sur leurs positions respectives.

Vrai, la réputation du FMCS est digne de mention et elle compte plusieurs succès à son actif, n'empêche peu d'experts se montrent optimistes et croient à la possibilité d'un miracle. Parce que c'est bien d'un miracle dont on aura besoin pour dénouer le conflit.

Si le FMCS parvient à faire bouger, ne serait-ce qu'un tout petit peu, le dossier, ce sera déjà une victoire.

«Je ne vois pas comment il pourrait y avoir des progrès, a dit une source près de l'affaire. D'un bord comme de l'autre, ils cherchent à redorer leur image en montrant qu'ils évaluent toutes les options et les ressources disponibles. Ça n'a pas fonctionné dans les autres sports professionnels, alors pourquoi en serait-il différemment au hockey?» (Quoique c'est le directeur George H. Cohen du FMCS s'était impliqué lors de la dernière querelle entre les propriétaires de la NFL et leurs joueurs, et c'est lui qui avait annoncé en conférence de presse que le conflit était réglé.)

«Aucun des deux clans ne veut déplacer un pion sur l'échiquier, a ajouté cette source. Autant la LNH que l'AJLNH pense qu'ils ont déjà suffisamment fait de concessions. Alors, à mes yeux, tout ça ne sera que pure perte de temps.»

Tel que révélé lundi, des rumeurs veulent que Fehr ait suggéré il y a déjà un mois de demander au Service fédéral américain de médiation et de conciliation d'intervenir. Bettman aurait répondu à son rival que cela pouvait s'avérer une option quand les deux clans sont ouverts à des concessions.

Ce qui est frustrant pour ceux qui sont assignés à ce lock-out quotidiennement, c'est de voir à quel point les deux parties s'entendent sur un grand nombre de facteurs. Ainsi, peu importe ce que racontent certains, la LNH et les athlètes ne sont pas à des années-lumière un de l'autre. Sauf qu'ils se butent à trois obstacles majeurs.

«Les joueurs sont solidaires, a déclaré le centre Brad Richards des Rangers de New York. Ils posent des questions sensées et intéressantes, et se tiennent au courant au jour le jour. Mais, nous avons peur pour notre sport.

Quels sont ces trois obstacles importants? Ceux qui ont été identifiés depuis longtemps...

1 PART DES JOUEURS

Ils estiment avoir fait une concession majeure sur le partage des revenus et ont demandé une garantie que la masse salariale ne chutera pas sous les 67,25 millions $ l'an prochain. La LNH ne voudrait pas devoir offrir une garantie, soutenant qu'elle devra lutter fort pour revenir dans les bonnes grâces des amateurs et qu'il se pourrait bien que des années difficiles soient sur le plan financier.

2 NOTION D'INDEMNISATION («MAKE WHOLE» PROVISION)

Les propriétaires ont offert un montant de 211 millions $ aux joueurs pour couvrir les contrats déjà signés au cours des derniers mois, mais les athlètes souhaitent obtenir 182 millions $ additionnels pour s'assurer que les pactes soient honorés.

Chacun reste là aussi sur ses positions, mais la bande à Fehr sait pertinemment que plus le conflit perdurera, plus elle risque de voir cette option s'envoler en fumée parce qu'il ne sera de moins en moins nécessaire de respecter ces signatures s'il n'y a pas de saison.

Il y a déjà des propriétaires qui voudraient que l'on retire les sommes promises tout de suite.

3 DURÉE DE LA CONVENTION COLLECTIVE

L'AJLNH a proposé une entente de cinq saisons tandis que la LNH a répliqué avec six. Par contre, tout le monde s'accorde pour dire que dans le sport professionnel, on ne devrait accepter rien de moins que 10 ans.

Les médiateurs qui entreront en scène mercredi n'auront donc pas le temps de chômer.


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