Luc Robitaille est sincèrement très fier


Yvan Martineau

«Être Québécois, c'est une fierté. Ça te suit partout. Mon accent, même si je suis bilingue, me trahit et je suis toujours heureux d'expliquer d'où je viens.»

Luc Robitaille, l'ailier gauche le plus prolifique de l'histoire de la Ligue nationale de hockey, a remporté la coupe Stanley et a participé à huit matchs des étoiles, en plus de recevoir une foule d'honneurs prestigieux. N'empêche, accéder au Temple de la renommée du Panthéon des sports du Québec s'avère sincèrement un pur bonheur pour lui.

Parmi les invités à cette grande soirée, il y avait Mario Tremblay, Yvan Cournoyer, Henri Richard, Dickie Moore, Jean Perron, Claude Raymond et la marathonienne Jacqueline Gareau, de même qu'Annie Pelletier.

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«On ne peut pas prendre ça comme une simple marque de reconnaissance, a indiqué Robitaille lundi soir, parce que je ne serais jamais arrivé là sans mes parents -qui n'ont jamais raté une seule séance d'entraînement- et ces milliers de bénévoles à tous les niveaux. J'ai travaillé fort, mais j'ai été bien entouré. C'est à tous ces gens de coeur, dévoués, que le Panthéon rend hommage en fait.»

«J'ai gagné ma vie aux États-Unis, a ajouté Robitaille, et je peux vous certifier que pas un instant j'ai oublié mes racines. On peut rigoler en parlant de la tarte au sucre et de la poutine, mais ce sont de petites choses comme ça qui nous donnent une identité propre dont on est fier à l'étranger.»

«Ce que je raconte souvent, c'est la chaleur des Québécois. Je vis peut-être en Californie, mais ils m'ont toujours supporté et encouragé.»

Celui qui est maintenant président des opérations des Kings était accompagné, justement, par ses parents Madeleine et Claude, au gala du Panthéon.

«Je m'en venais ici avec ma mère et mon père, a-t-il ajouté, et je leur disais : «C'est spécial. Le hockey était un jeu pour moi et finalement il aura été toute ma vie. Il m'arrive tellement de belles choses grâce au hockey».»

«Cette cérémonie du Panthéon des sports, ce n'est pas banal. Ça dit aux jeunes de foncer, de croire à leurs aspirations.»

Patrick Roy, incident de parcours

L'ancien président du Canadien de Montréal, Ronald Corey, a également été admis au Temple lundi soir.

«Mes souvenirs les plus précieux, a commenté M. Corey, ce sont les deux coupes Stanley en 1986 et 1993, de même que le grand projet du Centre Molson, devenu le Centre Bell.»

«À cette époque, il aurait été tellement facile de construire le nouveau domicile du Canadien à l'extérieur du centre-ville. Les pressions étaient fortes. Je suis fier de l'héritage que nous léguons aujourd'hui aux Montréalais. Je suis reconnaissant à la famille Molson d'avoir cru au projet, doublement quand on voit que, depuis, les Nordiques et les Expos sont malheureusement disparus.»

«Le public oublie avec le temps, d'expliquer encore l'homme d'affaires, qu'au moment d'entreprendre la construction du nouvel amphithéâtre, c'était la récession. C'était audacieux de la part de nos propriétaires. Avec le recul, on voit que le centre-ville a été grandement redynamisé. J'en suis très fier.»

L'ex-président du Tricolore connaît un beau succès depuis quelques années dans le monde du golf. Une autre de ses fiertés est d'avoir convaincu Gary Bettman de décerner un nouveau trophée au meilleur buteur de la saison régulière, le Maurice-Richard.

«J'étais allé dévoiler le trophée à Tampa Bay avec Maurice lui-même. Ce fut un grand moment.»

L'ombre au tableau de M. Corey sera la saga entre Mario Tremblay et Patrick Roy, qui a mené au départ du gardien étoile.

«J'aurais voulu que ça n'arrive pas. J'avais tellement d'admiration pour Patrick.»


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