La vie après la KHL pour Danny Groulx


Mathieu Boulay

Dernière mise à jour: 15-11-2012 | 11h40

La date du 7 septembre 2011 restera gravée à jamais dans la mémoire du défenseur Danny Groulx.

Le lendemain, Groulx et son équipe du Dynamo de Minsk devaient accueillir le Lokomotiv de Yaroslavl, dans la Ligue continentale de hockey (KHL). Cependant, l'avion de la formation visiteuse ne s'est jamais rendu à destination, faisant 44 morts, dont 37 membres de l'organisation du Lokomotiv.

«Cette situation a laissé des séquelles, a confié Groulx lorsque rencontré par l'Agence QMI. Elle a affecté des gens plus gravement que moi en particulier mes coéquipiers et la population russe. Ça m'a fait un nœud dans l'estomac.»

Le Québécois a admis qu'il ne se sentait pas toujours en sécurité quand il prenait l'avion pour un match de la KHL.

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«Quand tu reprenais l'avion, tu pensais beaucoup à ce qui était arrivé, a raconté Groulx. De plus, tu remarquais davantage les problèmes techniques dans les avions. Je me souviens de quelques épisodes où nous en avions eus. Je croyais que c'était normal, mais peut-être que ça ne l'était pas. Ils sont loin d'avoir la même technologie que nous avons ici.»

Il a décidé de tenter sa chance en Russie, car il estimait qu'il était mûr pour un nouveau défi après sept saisons passées dans la LAH avec plusieurs formations, dont les Bulldogs de Hamilton.

«Je ne regrette rien et je suis content d'avoir tenté ma chance dans ce circuit», a-t-il précisé.

De retour en Amérique

Ce triste événement a possiblement eu une incidence dans la décision du hockeyeur de revenir en Amérique après deux saisons en Russie. Au cours de la dernière saison estivale, il a paraphé une entente à deux volets avec les Sharks de Worcester, dans la Ligue américaine.

«Je voulais aussi me rapprocher de la maison et de ma famille, a-t-il souligné. Pour moi, c'est un retour avec l'organisation des Sharks, car j'y avais déjà évolué lors de la saison 2009-10. Je savais dans quoi je m'embarquais.»

L'athlète de 31 ans s'ennuyait aussi un peu du style de jeu nord-américain. «Dans la KHL, les patinoires sont grandes et les joueurs sont plus éparpillés sur la patinoire. Pour ma part, j'aime mieux le style de jeu pratiqué en Amérique, car il y a plus de lancers et de mises en échec», a-t-il souligné.

Même à son âge, celui qui a évolué pour Val-d'Or, Acadie-Bathurst et Victoriaville dans la LHJMQ espère encore qu'il aura sa chance dans la LNH.

«Si je peux y jouer quelques matchs, ce sera un boni, a-t-il expliqué. J'y pense tout le temps, car j'aimerais au moins en jouer un. Dans le hockey, c'est souvent une question de ‘'timing'', mais je pense que je serais capable de bien me débrouiller.»


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