L'ancien porte-couleurs des Canadiens de Montréal Chris Nilan a rencontré la chaîne TVA Sports, lundi, à l'occasion du dévoilement d'un documentaire sur sa vie, qui s'intitule Le dernier gladiateur.
Nilan a été l'un des favoris de la foule au Forum de Montréal, parce qu'il était l'un des meilleurs bagarreurs de la Ligue nationale (LNH). Ce que peu de gens savaient à l'époque, c'est qu'il se battait aussi avec ses propres démons en dehors de la patinoire.
«Le film vous dévoilera la réalité d'un joueur de hockey, a-t-il indiqué. C'est un métier difficile à exercer pour plusieurs raisons. Il y a cette pression constante de se battre et de gagner chaque soir pour conserver son travail.»
Le Bostonais n'est pas le seul homme fort de l'histoire du hockey à dévoiler le côté sombre de la vie des bagarreurs dans la LNH. D'autres ont aussi parlé de la difficulté qu'ils avaient eue à composer avec un rôle ingrat et difficile.
«Ça fait beaucoup d'émotions à gérer et ça m'a causé beaucoup de problèmes, a poursuivi Nilan. J'ai souffert de dépendance aux médicaments, aux antidouleurs, même à l'héroïne. Je me suis retrouvé au fond du baril. Ça m'est arrivé, mais j'ai réussi à me prendre en main et à aller de l'avant.»
«Cette dépendance a fait de ma vie un chaos, a-t-il poursuivi. Lorsque l'on est dépendant à la drogue, on souffre beaucoup, on est misérable. J'ai grandi dans un quartier peu recommandable de Boston et toute ma vie, j'ai dû être prêt et sur mes gardes. C'est un film émouvant et fascinant, qui démontre qu'on peut remonter la pente après être descendu très bas.»