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Lock-out

Le gain de la Ligue américaine

 
Agence QMI 
Mike Zeisberger
24/09/2012 20h19 
 
 
Lock-out - Le gain de la Ligue américaine
Ryan Nugent-Hopkins et Jordan Eberle 
© Agence QMI


À Oklahoma City, en plein cœur des États-Unis, le hockey ne sera jamais aussi populaire que le basketball ou le football collégial.

Mais l'arrivée en ville de Jordan Eberle et Ryan Nugent-Hopkins, forcés par le lock-out à se joindre aux Barons d'Oklahoma City, club-école des Oilers d'Edmonton dans la Ligue américaine (LAH), fait tout de même jaser les amateurs de sport.

«Que ce soit pendant que vous vous faites couper les cheveux, ou encore quand vous faites votre épicerie, il y a un certain "buzz" entourant la venue de ces gars avec l'équipe, a expliqué Bill Scott, directeur général des Barons. Les amateurs connaissent les Oilers et savent qui sont ces joueurs.»

Même si elle ne croit pas que la venue d'Eberle et Nugent-Hopkins aura un impact majeur sur la vente de billets, l'organisation pense néanmoins à les inclure dans certaines activités promotionnelles.

Les Barons ne sont qu'un exemple de l'avantage que procure le lock-out dans la LNH aux équipes de la LAH. Plusieurs jeunes vedettes de la Ligue nationale s'y retrouvent, comme Jeff Skinner, des Hurricanes de la Caroline, Adam Henrique, qui a brillé au sein des Devils du New Jersey l'an dernier, et le gardien Braden Holtby, des Capitals de Washington.

En vérité, les problèmes de la LNH représentent un gain pour la LAH. Son commissaire Dave Andrews est le premier à l'affirmer, même s'il préfèrerait voir la LNH rouler à plein pour le bien du sport et de son image auprès du public.

Par ailleurs, la situation actuelle n'a rien de nouveau pour Andrews et sa ligue.

Il y a huit ans, lors du dernier lock-out, des joueurs comme Eric Staal, Mike Richards, Patrice Bergeron, Ryan Miller, Dustin Brown, Jason Spezza et Cam Ward ont aussi effectué un séjour imprévu au sein d'équipes de la Ligue américaine. La plupart d'entre eux sont devenus des vedettes de la LNH.

«Il y a définitivement des ressemblances avec ce qui s'est passé en 2004-2005», a affirmé Andrews, joint aux bureaux de la LAH, à Springfield, au Massachusetts.

«À l'époque, nous avions vu plusieurs joueurs revenir vers notre ligue comme c'est le cas actuellement, a-t-il expliqué. On a apprécié chacun de ces gars. Par après, ils ont souvent dit que leur expérience dans la LAH avait été bénéfique pour leur carrière.»

Staal pense assurément de cette façon.

«Tu dois tirer le meilleur profit possible de cette expérience et c'est ce que j'ai tenté de faire, a-t-il indiqué au quotidien "Raleigh News & Observer". Avec le recul, je constate que ç'a été très bénéfique pour moi. J'ai été mis dans diverses situations où je pouvais être en évidence, autant en avantage numérique qu'à court d'un homme ou qu'au sein du premier trio.»

«J'ai subi une saine pression, tout juste celle qu'il te faut à chaque match.»

Selon Andrews, la vente de billets dans la Ligue américaine a augmenté de «6 ou 7%» lors du conflit de 2004-2005 dans la LNH. Cependant, à ses yeux, l'impact réel est venu de «l'attention accrue des médias et de diffusions à la télé».

À cet effet, la LAH a dévoilé une nouvelle entente de cinq ans avec Sportsnet, la semaine dernière.

«Si le public nous perçoit comme la meilleure ligue en Amérique du Nord en l'absence de hockey de la LNH, alors nous sommes très heureux», a-t-il ajouté.

À Oklahoma City, la fébrilité a grimpé d'un cran avec la venue d'Eberle et Nugent-Hopkins.

«Nous allons tenter de les intégrer dans la communauté locale autant que nous le pourrons», a indiqué pour sa part le président des Barons, Bob Funk, lundi.

Mais, là n'est pas la seule raison de cette excitation. Il appert que l'équipe effectuera en cours de saison le tirage de 12 automobiles. Ce n'est pas une vilaine attraction, que Nugent-Hopkins et Eberle soient en uniforme ou pas.



 
 



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