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Patrice Bergeron

Lorgne vers l'Europe

 
Agence QMI  Simon Cliche
24/09/2012 19h14 
 
 
Patrice Bergeron - Lorgne vers l'Europe
Patrice Bergeron écouterait maintenant d'une oreille plus attentive. 
©Bruce Bennett/Getty Images/AFP


QUÉBEC - Victime du lock-out dans la LNH, Patrice Bergeron, à l'instar d'autres joueurs, songe fortement à s'expatrier en Europe.

Il y a quelque temps, l'attaquant des Bruins de Boston a été courtisé par les Aigles de Genève-Servette, dans la Ligue nationale A de Suisse. Il a refusé l'offre et ceux-ci se sont tournés vers Logan Couture, des Sharks de San Jose.

«Nous avions jasé un peu, mon agent et moi, avec la direction de Genève-Servette, mais à ce moment, je n'étais pas encore prêt à m'envoler pour l'Europe. À vrai dire, j'envisage cette option seulement depuis la fin de semaine dernière. Il faut toutefois savoir que, dans les ligues européennes, il y a peu de place pour les étrangers. C'est probablement pourquoi je n'ai pas reçu beaucoup d'offres jusqu'à maintenant.»

L'athlète originaire de L'Ancienne-Lorette affirme que si Genève-Servette revenait à la charge, il écouterait d'une oreille attentive. Les Suisses seraient toujours intéressés aux services du patineur de 27 ans.

«Si l'occasion de traverser l'Atlantique se présente, je me pointerais en Europe avec beaucoup de respect. Je sais que sur le Vieux Continent, le calibre de jeu est très relevé et que les Européens sont de bons hockeyeurs. Il s'agirait d'une excellente façon de garder mon niveau de jeu en attendant que le conflit de travail se règle dans la LNH.»

En Suède

La semaine dernière, la Ligue élite de Suède a modifié ses règlements afin de permettre aux mercenaires de la LNH de pouvoir participer à ses activités. Avant le changement, les athlètes signant en Suède devaient y passer toute l'année, même si le conflit prenait fin dans la LNH. Une modification accorde maintenant aux porte-couleurs de la LNH le droit de regagner l'Amérique du Nord dès le lock-out terminé.

«Certains joueurs seront maintenant sûrement intéressés par la Suède», a affirmé Bergeron, un de ceux qui aimeraient évoluer dans ce pays nordique.

À l'occasion du lock-out de 2004-2005, Bergeron, à 20 ans, après avoir vécu sa première année professionnelle à Boston, a disputé la suivante dans la Ligue américaine, à Providence. Il avait enchaîné avec sa meilleure production dans la LNH, soit 31 buts et 42 mentions d'aide.

Fortier veut rester en santé

Ailleurs, l'attaquant Olivier Fortier, affligé par divers maux ces dernières saisons, espère que la guigne cessera de s'acharner sur lui.

L'an passé, des blessures au cou, aux côtes et au genou ont limité le produit de l'Océanic de Rimouski à 37 matchs chez les Bulldogs de Hamilton, équipe-école des Canadiens de Montréal dans la Ligue américaine de hockey (LAH). Le patineur originaire de Québec en a quand même profité pour marquer huit buts et ajouter sept passes.

«Dans les dernières années, j'ai été victime de malchance. Ma blessure au genou, par exemple, est survenue pendant que je bloquais un tir. C'est frustrant, parce que lorsque j'étais en santé, j'évoluais au sein des deux premiers trios à raison d'une vingtaine de minutes par match.

«Les malaises m'ont toutefois passablement ralenti. Quand j'ai été blessé pour la deuxième fois, je venais d'obtenir au moins un point en six rencontres. Plus tard, j'ai marqué dans deux parties de suite et j'ai ensuite été blessé à nouveau.»

Fortier veut profiter de la présente saison pour prouver à l'organisation l'ayant repêché en troisième ronde (65e au total) en 2007 qu'il n'est pas fait de porcelaine.

«Je devrai prouver que je peux jouer passablement de matchs sans être blessé. Présentement, je ne traîne aucune blessure majeure et je serai en santé pour le camp des Bulldogs. Cette saison, mon objectif est de disputer tous les matchs de mon équipe. Je ne veux pas être tenu à l'écart pendant trois ou quatre semaines. L'organisation connaît mon potentiel, mais je dois lui prouver que je peux rester en santé.»

Dans la LAH, Fortier retrouvera sensiblement les mêmes coéquipiers que l'an dernier.

«À Hamilton, le lock-out ne nous affecte pas beaucoup puisque, outre Louis Leblanc, Aaron Palushaj et Mike Blunden, le CH ne rétrogradera pas de joueurs. Nous miserons donc sensiblement sur le même personnel.»



 
 



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