QUÉBEC - Patrick Roy est d'avis que le lock-out dans la Ligue nationale de hockey sera de courte durée. En même temps, il estime que les deux parties ne sont pas pressées d'en venir à un règlement. Au sud de la frontière canado-américaine, les amateurs ont le hockey très loin dans leurs priorités.
«Je souhaite que le lock-out ne dure pas longtemps, parce qu'il pourrait se révéler très négatif pour le hockey, a-t-il observé. Toutefois, il n'y a pas de pression sur qui que ce soit. Présentement, aux États-Unis, les gens vivent au rythme du baseball et du football. Les propriétaires américains ne sont donc pas pressés de retourner à l'aréna. Au Canada, c'est différent. À Montréal, si le conflit ne prend fin qu'en janvier, le Centre Bell sera plein à craquer de toute façon.»
Prix des billets
Le grand manitou des Remparts de Québec croit que la disparité dans le prix des billets à travers la LNH cause un sérieux problème.
«Tôt ou tard, il faudra se pencher sur le problème, a-t-il affirmé. Je pense d'abord qu'il y a un manque d'uniformité. Près des deux tiers des revenus proviennent de la vente des billets. Au fil des années, les revenus augmentent, mais les prix ne changent pas. Par exemple, ça fait dix ans que le prix des billets au Colorado n'a pas changé. En Floride, il est possible d'assister à un match des Panthers pour une trentaine de dollars seulement. Pour 30 $ au Centre Bell, tu resteras dans le stationnement.»
Impopularité
Selon Roy, certaines équipes du sud des États-Unis sont victimes de l'impopularité du hockey dans leur région.
«Certaines équipes ne peuvent pas augmenter le prix des billets parce qu'elles perdraient beaucoup d'amateurs. Finalement, je crois que les deux parties ne se retrouveront pas très loin de la position à laquelle elles sont aujourd'hui, même si les joueurs acceptent le partage des revenus à 50-50.»
Présentement, les joueurs reçoivent 57 % des revenus. Les propriétaires proposent plutôt que leur part soit réduite à 46 %.