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Un lock-out sera-t-il bénéfique pour Québec?

 
Agence QMI 
Kevin Dubé
04/09/2012 01h55 - Mise à jour 04/09/2012 12h08
 
 
LNH - Un lock-out sera-t-il bénéfique pour Québec?
Les anciens Nordiques Peter Stasny, Michel Goulet et Marc Tardif étaient à l'événement J'ai ma pelle. 
Photo René Baillargeon / Agence QMI


QUÉBEC – N’importe quel amateur de hockey souhaite que le conflit entre la LNH et l’Association des joueurs se règle avant le 15 septembre. Toutefois, un lock-out dans la LNH pourrait avoir des effets bénéfiques pour Québec.

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Vivement un lock-out!

Des équipes déjà en difficulté, comme les Blue Jackets de Columbus, les Coyotes de Phoenix, les Devils du New Jersey et les Predators de Nashville, pourraient subir de très graves contrecoups d’un autre conflit de travail. Cette hypothèse ne ferait que jouer en faveur d’un marché qui tente désespérément d’attirer une équipe.

«Je pense que s’il y a un conflit, ça ne peut qu’être bon pour Québec, croit le président du groupe J’ai ma place, Mario Bédard. Certaines équipes sont dans des situations plus précaires. Quand tu fais un lock-out, tu perds des clients. Que ce soit un club de hockey ou un restaurant, un lock-out n’est pas bon.

«Si ce n’est pas bon pour les concessions actuelles, ça peut être bon pour Québec. Toutefois, seul le temps nous apportera la réponse. En ayant un Colisée, on se retrouve dans la courte liste des villes pouvant accueillir une équipe de hockey.»

Des anciens confiants

C’est connu, les anciens joueurs des Nordiques croient plus que jamais que Québec accueillera une formation de la LNH dans un proche avenir. Selon certains, qu’il y ait un lock-out ou non n’aura aucun effet sur un éventuel retour du hockey professionnel dans la Vieille Capitale.

«Peu importe ce qui arrivera (avec les négociations dans la LNH), ça n’a rien à voir avec ce qui arrivera à Québec, a déclaré l’ancien attaquant Michel Goulet. Je pense que tous les gens qui veulent avoir un club à Québec sont sérieux. Peu importe ce qui sera signé dans la LNH, ils seront obligés de respecter ce fait.

«On voit ce qui s’est passé depuis les dernières négociations. Ce sont les clubs canadiens qui dirigent le marché. Avoir une autre équipe canadienne serait incroyable.

«J’ai toujours dit que ça arriverait plus vite qu’on le pense. En 2015, il n’y a aucun doute qu’on devrait avoir une équipe de hockey.» L’ex-hockeyeur Réal Cloutier abonde également dans ce sens. Selon lui, qu’il y ait un conflit de travail ou non ne changera rien à la destinée des Nordiques.

«Même sans lock-out, certains marchés sont en difficulté. Il va y avoir un temps opportun. Selon moi, d’ici à trois ans, il devrait y avoir une équipe à Québec.»

Richelieu prudent

De son côté, le professeur titulaire en marketing sportif à l’Université Laval, André Richelieu, croit que l’issue des négos dictera l’avenir du hockey à Québec.

«Les gens ont le droit de profiter de cette journée (J’ai ma pelle), mais il ne faut pas trop se projeter dans l’avenir. L’entente sur la diminution du plafond salarial et le partage des revenus seront importants pour un petit marché comme Québec.»



 
 



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