«Ce n'est pas possible» -Halak

Tragédie

Jaroslav Halak © Archives


André Cyr

Dernière mise à jour: 08-09-2011 | 09h46

Jaroslav Halak a comme l’impression de l’avoir échappé belle.

S’il avait été moins bon, on compterait peut-être le gardien au nombre des victimes du crash d’avion qui a totalement décimé l’équipe de la Ligue continentale de Russie, hier matin.

Aussi sur Canoe.ca
«J’avais eu des pourparlers avec le Lokomotiv il y a quelques années avant que ça débloque pour moi dans la Ligue nationale», a-t-il raconté lorsque le Journal l’a rencontré dans un hôtel du centre-ville, quelques minutes après la tragédie.

« S’il avait fallu que je ne fasse pas ma marque avec le Canadien, qui sait ce qui me serait arrivé ? J’aurais tout aussi bien pu me trouver dans cet avion. »

Un ami perdu

C’est avec le moton dans la gorge que l’ancien gardien du Canadien a tenté de décrire ses sentiments.

« Je ne peux pas croire ce qui vient de se produire. C’est pas possible », a-t-il répété à quelques reprises.

« J’essaie de m’enlever ça de la tête en me disant que ça ne s’est pas passé. Mais oui, ça s’est passé...

« C’est une immense tragédie. Pour le monde du hockey bien entendu, mais d’abord pour toutes les familles qui viennent de sombrer dans le deuil.

« Je viens moi-même de perdre un bon copain en Pavol Demitra (qui en était à sa deuxième saison avec le Lokomotiv après une fructueuse carrière de 13 ans dans la Ligue nationale).

« Je connaissais très bien Pavol. J’ai eu l’immense plaisir de le côtoyer au sein de l’équipe nationale de notre pays, la Slovaquie.

« Je l’avais justement rencontré il y a quelques jours. Pavol me disait qu’il allait disputer une dernière saison dans la Ligue continentale, après quoi il entendait se consacrer à sa famille.

« Il ne pourra pas exaucer son souhait. Il va manquer à beaucoup de monde, à moi le premier. »

À Saint Louis

C’est donc le coeur gros et avec un ami en moins qu’Halak a quitté Montréal pour le camp d’entraînement des Blues de Saint Louis, hier en fin d’après-midi, après avoir passé une dizaine de jours en ville en compagnie de son amie Petra.

« J’ai gardé de nombreux amis ici, et c’est pourquoi j’ai décidé de venir m’exercer avec l’un deux, Marc Champagne, qui était mon entraîneur des gardiens chez les juniors », a dit Halak.

Les amateurs montréalais devront patienter avant d’offrir leurs sympathies à Halak.

Sa prochaine visite en ville est prévue pour le 10 janvier alors que les Blues seront les visiteurs du Canadien au Centre Bell.


Vidéos

Photos