Martin Raymond, fidèle complice

Lightning

Guy Boucher et Martin Raymond ont dirigé ensemble les Bulldogs de Hamilton avant de se retrouver derrière le banc du Lightning de Tampa Bay. © Agence QMI/Martin Chevalier

Marc De Foy
Journal de Montréal

Dernière mise à jour: 16-05-2011 | 09h40

À pareille date, il y a deux ans, Martin Raymond était en phase de recrutement annuel dans son ancien rôle de grand responsable du programme de hockey de l’Université McGill. Il donnait aussi un coup de main, via téléphone, à son grand ami Guy Boucher, qui dirigeait les Voltigeurs de Drummondville en finale de la Coupe du Président.

Aujourd’hui, les deux hommes, ainsi que leurs complices Daniel Lacroix, Wayne Fleming, qui se remet d’une opération au cerveau, et Frantz Jean ne sont plus qu’à trois victoires d’une participation à la finale de la coupe Stanley.

«C’est sûr que je n’envisageais pas un tel scénario, il y a deux ans, dit Raymond. Mais je croyais possible de pouvoir travailler dans la Ligue nationale un jour. J’y pensais, mais pas du matin au soir.»

Respect et sécurité

Raymond gagnait bien sa vie dans ses fonctions de directeur général et d’entraîneur des Redmen de McGill. Il jouissait pratiquement d’une sécurité d’emploi à vie.

Pour cette raison, il a réfléchi lorsque Boucher lui a offert de travailler à ses côtés avec les Bulldogs de Hamilton, la saison dernière. «La décision a été difficile à prendre, raconte-t-il. J’ai une famille à faire vivre. Je sais que la sécurité d’emploi n’existe pas vraiment dans le sport professionnel. Mais je ne voulais pas me retrouver dans un environnement où j’aurais l’impression de travailler constamment avec l’épée de Damoclès au-dessus de la tête.»

«Guy m’a rassuré en me disant que les dirigeants de l’organisation du Canadien étaient de bonnes personnes. Je n’ai que du bien à dire de Pierre Boivin, Bob Gainey, Pierre Gauthier et Michael Andlauer, le propriétaire des Bulldogs.»

«Guy m’a dit exactement la même chose du propriétaire du Lightning, Jeff Vinik, et de notre directeur général Steve Yzerman lorsqu’il m’a offert de la suivre à Tampa.»

«Ma formation d’enseignant et d’entraîneur fait que j’aime bâtir et développer des choses. Pour faire ça, il faut travailler dans un environnement où prime le respect.»

Meneurs aux valeurs solides Parce qu’ils n’ont jamais joué dans la LNH et considérant leur jeune âge, Boucher et Raymond auraient pu faire face à de l’opposition de la part des joueurs. Mais tout semble très bien se passer.

«Quand le capitaine de ton équipe se nomme Vincent Lecavalier et qu’il mise sur des adjoints de la trempe de Martin Saint-Louis et Mattias Ohlund, ça compte pour beaucoup, reprend Raymond. Je savais que Vincent ne poserait aucun problème, car je le connais depuis longtemps. J’ai rencontré Martin avant le camp d’entraînement et il répond à la description qu’on m’en avait fait. Ohlund est droit comme une flèche. Ce sont des personnes respectueuses.»

«C’est la même chose du côté des dirigeants. Quand ça part avec Steve Yzerman, tout devient plus facile.»

La venue d’un nouveau propriétaire et d’un personnel d’hommes de hockey compétents a relancé la concession du Lightning.

«On compte sur des joueurs qui désirent remporter la coupe et sur d’autres qui veulent la regagner.»

On ne sait pas si le Lightning va arriver à ses fins, cette année. Mais avec les gens qui ont été mis en place, les partisans de l’équipe n’ont plus à s’inquiéter. Le Lightning est entre bonnes mains.


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