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Le duo Mickelson-Bradley continue de s'amuser

 
Agence QMI 
Tim McKay
29/09/2012 13h59 - Mise à jour 29/09/2012 23h24
 
 
Golf - Le duo Mickelson-Bradley continue de s'amuser
Keegan Bradley et Phil Mickelson ont remporté un autre match à la Coupe Ryder, samedi. 
Photo AFP / Getty


CHICAGO – Menés par des belles performances de Phil Mickelson et Keegan Bradley en matinée, puis par le jeu inspiré de Bubba Watson et Webb Simpson en après-midi, les États-Unis se sont forgé une avance presque insurmontable de 10-6 sur l’Europe, samedi, lors de la deuxième journée de la Coupe Ryder.

Les Européens doivent maintenant espérer un scénario semblable à ce que les Américains avaient accompli en 1999, lors de la «bataille de Brookline». L’équipe américaine avait alors comblé un déficit de quatre points lors de la dernière journée, le plus grand retour de l’histoire de la compétition.

Jose Maria Olazaval, le capitaine de l’Europe, pourrait pour l’occasion ressortir le discours du capitaine des Américains de l’époque, Ben Crenshaw.

« Je crois au destin, avait déclaré Crenshaw aux médias, la veille de la ronde finale. J’ai un bon pressentiment pour demain. C’est tout ce que je vais dire…»

Que ce soit de la foi, de la chance ou l’œuvre de la destinée, les Européens ont désespérément besoin d’un peu de la magie de Crenshaw.

« Ben Crenshaw a dit que ça pouvait arriver et je sens que si on réussit à s’approcher d’eux …on ne sait jamais ce qui peut se passer, a déclaré Justin Rose au terme de sa défaite de 5-4 en compagnie de Francesco Molinari face à Watson et Simpson. Si nous pouvons obtenir le momentum dimanche, on pourra semer le doute chez les Américains.»

Les ressemblances avec les événements de Brookline sont là, mais les rôles sont inversés. En 1999, après la session matinale de samedi, les Européens détenaient une avance de 8-4. Après trois sessions ici sur le parcours de Medinah, les Américains avaient une priorité de 8-4.

Dans l’après-midi en 1999, les Européens ont porté le pointage à 10-6, tout comme l’ont fait les Américains samedi. Il y a 13 ans, Tiger Woods avait remporté un seul point sur une possibilité de quatre. Cette année, il est 0 en 3 et il a été laissé de côté lors d’une session pour la première fois de sa carrière à la Coupe Ryder.

La plus grande différence toutefois, c’est qu’en 1999, les Américains avaient effectué leur spectaculaire remontée devant leurs partisans, un luxe que n’auront pas les Européens dimanche.

Malgré ses déboires, le Nord-Irlandais Graeme McDowell, n’a pas perdu espoir.

«Nous sommes encore en vie, il n’y a aucun doute. Il nous reste 12 importants duels (dimanche) et tout peut arriver, a-t-il affirmé. Nous devons bien jouer, mais nous pouvons revenir de l’arrière.»

Tout comme Olazabal, le capitaine américain Davis Love III était présent en 1999 comme joueur. Il est donc bien conscient qu’une avance importante peut disparaître en peu de temps.

«Nous allons nous reposer ce soir et nous reviendrons demain en pleine forme», a-t-il dit en tentant de calmer le jeu. Bubba Watson, l’un des joueurs les plus enthousiastes du côté américain, gardait son calme également.

«Demain (dimanche), tout peut arriver, nous avons déjà vu les Américains et les Européens revenir de l’arrière. Il y a 12 points en jeu demain, peu importe qui a l’avance, il reste beaucoup de golf à jouer.»

Oui, il reste beaucoup de matchs à disputer, mais si les Européens ne se ressaisissent pas, les Américains vogueront facilement vers la victoire.

Après la bataille de Brookline, le massacre de Medinah?

 
 



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