CHICAGO - Après toutes les prédictions, la rhétorique et les détails, il est devenu évident, jeudi, que les deux capitaines de la Coupe Ryder allaient chacun agencer leur plan de match à leur personnalité.
Le fougueux Espagnol Jose Maria Olazabal défonce littéralement les barrières de départ alors que l'Europe entamera la défense de son titre vendredi matin. Pour sa part, le gentilhomme du Sud, Davis Love III, ne veut pas combattre coup pour coup, mais il prônera une approche plus sensible à l'égard de sa troupe.
C'est un contraste total : Olazabal amènera le premier joueur au classement mondial, Rory McIlroy, en premier lieu, tandis que Love a décidé de garder Tiger Woods, deuxième au monde, pour la fin de la séance matinale.
«Je voulais compter sur le duo le plus solide lors de la première rencontre, a commenté Olazabal. Nous ne cachons rien, nous ne devinons rien non plus. Nous sommes ici uniquement pour essayer de gagner des points.»
Love ne savait pas ce qu'il allait faire tout juste avant de soumettre l'enveloppe scellée, jeudi. Pendant ce temps, on avait l'impression que son vis-à-vis allait effectuer un pas en avant afin de mettre de la pression rapidement sur les Américains.
«Je n'avais aucune idée de ce que j'allais faire aujourd'hui, a déclaré Love après avoir annoncé ses choix. C'est seulement l'équipe que nous considérons la meilleure pour commencer.»
Le meneur américain dépêchera trois recrues de la Coupe Ryder au sein de son groupe des huit. Quant à Olazabal, il misera sur ceux ayant fait leurs preuves. Le seul nouveau, Nicolas Colsaerts, demeurera sur le banc en matinée.
Aussi, il est difficile de contester le choix du capitaine européen, alors que Luke Donald et Sergio Garcia suivront dans le deuxième duel, Lee Westwood et Francesco Molinari dans le troisième, et finalement, Ian Poulter et Justin Rose dans le dernier.
Un journaliste se demandait si la présence de Molinari ne constituait pas une surprise.
«Réellement ? Cela pourrait vous surprendre, mais quand on regarde le jeu de Francesco, on voit qu'il est un joueur régulier et c'est ce que vous recherchez dans ce genre de compétition», a répliqué Olazabal.
Sauf la paire Woods-Steve Stricker, Love a opté pour la chimie. Deuxièmes à s'élancer, Phil Mickelson et Keegan Bradley sont de bons amis. Cependant, certains sont étonnés de voir le tandem Jim Furyk-Snedeker ouvrir la danse.
«Il n'y a pas vraiment d'explication à cela, exception faite du rythme de jeu, a précisé Love. Nous voulions Brandt pour commencer, car il est un bon joueur pour amorcer.
«Évidemment, Phil et Keegan sont excités à l'idée de jouer (ensemble), alors laissons-les aller. Et par la suite, nous avons quelques bons clients à la fin qui pourraient contrôler la situation dans les deux derniers matchs.»
En revanche, Love a dû expliquer sa décision de laisser de côté certains gros canons.
«Nous sommes enthousiastes quant à nos quatre équipes. Nous avions des choix difficiles à faire et c'était de savoir qui nous allions asseoir.
«Je devais parler à quatre de mes gars (incluant les deux puissants cogneurs Bubba Watson et Dustin Johnson) afin de leur livrer une explication rationnelle sur pourquoi ils ne joueront pas (en matinée).»
Les duos du vendredi
1 - À 8h20
Europe: Rory McIlroy et Graeme McDowell
États-Unis: Jim Furyk et Brandt Snedeker
2 - À 8h35
Europe: Luke Donald et Sergio Garcia
États-Unis: Phil Mickelson et Keegan Bradley
3 - À 8h50
Europe: Lee Westwood et Francesco Molinari
États-Unis: Jason Dufner et Zach Johnson
4 - À 9h05
Europe: Ian Poulter et Justin Rose
États-Unis: Steve Stricker et Tiger Woods
Sur le banc
Europe: Peter Hanson, Nicolas Colsaerts, Paul Lawrie, Martin Kaymer
États-Unis: Dustin Johnson, Matt Kuchar, Webb Simpson, Bubba Watson