Garcia et Westwood à la défense de Faldo

Coupe

 

André Rousseau
Le Journal de Montréal

Les joueurs de l'équipe européenne se seraient passé volontiers d'une dernière conférence de presse avant de quitter Louisville, mais ils ont fait face à la musique en professionnels.

«Nick Faldo n'a rien à se reprocher même si nous avons perdu, a déclaré Sergio Garcia. Si j'avais mieux joué, peut-être que le résultat aurait été différent».

«Je pense exactement la même chose, a renchéri Lee Westwood. Ce sont les joueurs qui frappent la balle, pas le capitaine».

Selon Faldo, la victoire aurait pu aller d'un bord comme de l'autre.»Le sport est ainsi fait, a-t-il dit. Tu donnes tout ce que tu as dans le ventre et tu vis avec le résultat.»

Padraig Harrington, limité à un demi-point en quatre matchs, a avoué qu'il était fatigué et qu'il avait hâte que la saison finis-se.»J'ai travaillé fort toute la semaine parce que c'était la coupe Ryder, mais je n'étais pas à mon mieux», a-t-il avoué.

«Je ne sais pas si le résultat aurait été différent si Tiger Woods avait été là. Tout ce que je sais, c'est que les Américains ont très bien joué. Ils m'ont paru énergisés par le rendement de leurs recrues», a conclu Paul Casey.

Meilleur feeling

Jim Furyk était sur le vert du 18e trou en Angleterre lorsque Paul McGinley a donné la coupe aux Européens en 2002. Cette fois, c'est lui qui a assuré la victoire à son équipe lorsque Miguel Angel Jimenez lui a concédé un roulé de deux pieds au 17e trou.

«Autant j'étais misérable en 2002, autant je suis heureux ce soir, a dit Furyk. Nous avions six nouveaux joueurs et ils ont apporté beaucoup d'enthousiasme. Il faut dire que tout est plus facile quand ton équipe est en avance. Je connais les deux côtés de la médaille.»

À noter que les six recrues de l'équipe américaine ont compilé une fiche de neuf victoires, quatre défaites et huit matchs nuls. Phénoménal!

«Mon but était d'arriver ici avec les 12 meilleurs joueurs disponibles et c'est ce que j'ai fait, a déclaré Paul Azinger. Ils ont bien accepté mon message et ont travaillé à l'unisson.

«Je n'ai jamais pensé trop loin d'avance. C'est seulement aujourd'hui que j'ai commencé à croire que nous pourrions l'emporter. Le feeling est incroyable.

«Je suis très content pour Kenny Perry et J. B. Holmes. Ils ont réagi à la pression de façon superbe. Les gens du Kentucky ont de quoi être très fiers d'eux», a-t-il conclu.


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