Pierre Durocher
Agence QMI

Popp et Trestman tenteront de relancer les Argonauts

Popp et Trestman tenteront de relancer les Argonauts

Jim Popp et Marc Trestman.Photo Dominic Chan / Agence QMI

Pierre Durocher

TORONTO - Jim Popp ne tenait pas à livrer ses états d'âme aux journalistes après avoir été limogé comme directeur général des Alouettes de Montréal le 7 novembre.

La pilule étant trop difficile à avaler, il préférait attendre que la poussière retombe quelque peu.

«Je le ferai en temps et lieu», nous avait-il dit lors d'une conversation téléphonique en novembre.

Les semaines ont passé et la colère de Popp s'est apaisée.

Comme c'est le cas pour un divorce, il est parfois préférable d'attendre que la tempête se calme pour ne pas laisser échapper des paroles qu'on pourrait regretter.

C'est donc un Jim Popp serein et souriant qu'on a retrouvé mardi à Toronto alors que les Argonauts de Toronto ont confirmé sa nomination à titre de directeur général de l'équipe, en même temps que celle de son ami Marc Trestman au poste d'entraîneur en chef.

Un «package deal»

Les Argonauts ont connu une saison misérable en 2016 avec une fiche de cinq victoires et de 13 revers et les propriétaires de l'équipe ont décidé de congédier le directeur général Jim Barker en janvier, ce qui a entraîné le départ de l'entraîneur-chef Scott Milanovich.

C'est alors que le duo Popp-Trestman est apparu sur l'écran radar des Argonauts. Toronto copie donc une recette qui a déjà fonctionné à Montréal, où le tandem a remporté la coupe Grey en 2009 et en 2010.

«Les emplois sont rares dans la Ligue canadienne de football et je me sens privilégié d'avoir été le choix des hauts dirigeants des Argonauts», a commenté Popp en conférence de presse.

«Ma première décision a été de convaincre Marc (Trestman) de revenir travailler avec moi. C'est une sorte de «package deal»! Les étoiles étaient bien alignées pour nos retrouvailles. Marc un gagnant et je ne connais personne de meilleur que lui pour ramener la coupe Grey à Toronto.»

Ne pas vivre dans l'amertume

Dans une entrevue accordée au «Journal de Montréal», Popp s'est ouvert sur ce qu'il a ressenti après avoir été mis à la porte par la famille Wetenhall.

«Est-ce que ce fut difficile à accepter? Bien sûr que oui, a raconté Popp. Personne n'aime se faire dire que le temps est venu de se séparer.

«Toutefois, ça ne me servirait à rien de vivre dans l'amertume, d'en vouloir aux Alouettes. C'est la raison pour laquelle je me suis effacé pendant des semaines. J'ai été très bien traité par Bob Wetenhall durant plus de 20 ans à Montréal. Il est très rare qu'un directeur général a la chance de travailler pour la même équipe sur une aussi longue période.»

«J'ai vécu 21 belles années à la tête des Alouettes, remportant trois fois la coupe Grey et participant huit fois à la finale, a continué Popp. Je souhaite bonne chance à mon successeur mais il lui sera très difficile de répéter ça...»

Il ne se sentait plus écouté

Popp aurait aimé poursuivre l'aventure avec les Alouettes afin de pouvoir remettre l'équipe sur la bonne voie.

«La famille Wetenhall a décidé de prendre une autre direction et mon départ devait arriver un jour, a dit l'homme de 52 ans. À moins de prendre sa retraite ou de quitter de son propre gré, un dirigeant est toujours appelé à être limogé.

«Il vient un temps, surtout après 20 ans, où les gens t'entendent mais ne t'écoutent plus», a souligné Popp.

«J'avais une obligation morale de suivre les recommandations de Bob Wetenhall, même si j'aurais dû lui dire non dans certains cas. C'est un homme que je respecte beaucoup. Je lui serai toujours reconnaissant.»

Jim Popp a agi comme directeur général des Alouettes de 1996 à 2006. L'équipe a terminé au premier rang du classement en 10 occasions. Elle a cependant raté les éliminatoires au cours des deux dernières années.




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