Stéphane Cadorette
Agence QMI

Laurent Duvernay-Tardif fait sauter la banque

Laurent Duvernay-Tardif fait sauter la banque

Laurent Duvernay-Tardif. Photo Getty Images AFP

Stéphane Cadorette

Les amateurs de football savaient déjà que l'improbable épopée de Laurent Duvernay-Tardif dans la NFL n'avait rien d'un feu de paille. Les Chiefs de Kansas City ont confirmé cette évaluation en accordant une prolongation de contrat de cinq ans pour une valeur de 41,25 millions $ à leur garde à droite partant et médecin en devenir.

La nouvelle a été lancée en fin de journée par le journaliste de NFL Network, Ian Rapoport. Joint par Le Journal de Québec, l'agent de Duvernay-Tardif, Sasha Ghavami, a confirmé la nouvelle, tout en précisant que le joueur de 26 ans réserverait ses commentaires pour une conférence de presse, mardi matin, à la boulangerie familiale Le Pain dans les voiles.

Les deux complices s'apprêtaient à rentrer au bercail après avoir passé les dernières heures à finaliser l'entente.

Duvernay-Tardif évoluait toujours sur les bases de son contrat initial. Signe qui ne ment pas à l'effet qu'il s'agissait d'un dossier prioritaire pour les Chiefs, l'organisation a choisi de le récompenser même si une année demeurait à écouler sur ce premier contrat. L'automne prochain, ce pacte devait lui rapporter 690 000 $.

Il n'est pas rare, dans la NFL, que les équipes attendent au dernier moment avant de consentir une prolongation contractuelle aux joueurs. Le jeu sans bavure du Québécois a poussé les Chiefs à agir rapidement.

Quatrième plus haut salarié

Si les termes de l'entente se confirment, le joueur de ligne offensive touchera un salaire annuel de 8,25 millions $. Selon le site spotrac.com, cela ferait de lui le quatrième garde le mieux payé du circuit, derrière Kelechi Osemele (11,7 millions $ avec les Raiders), Kyle Long (10 millions $ avec les Bears) et David DeCastro (10 millions $ avec les Steelers).

Son contrat initial paraphé avec les Chiefs lui procurait un salaire annuel moyen de 586 325 $.

Lors d'une entrevue avec l'auteur de ces lignes en juillet dernier, le sympathique géant mentionnait que sa situation contractuelle ne le préoccupait pas outre mesure. Comme quoi tout vient à point à qui sait attendre!

«J'espère que c'est ma dernière année sur mon contrat de recrue, mais je ne m'égare pas à penser à ça, bien honnêtement. Mon slogan, c'est de choisir ses batailles et je préfère me concentrer sur le concret. Que je joue pour le salaire minimum ou des millions, je veux avant tout jouer parce que j'aime ça», avait-il déclaré à l'époque.

Ascension phénoménale

Repêché en sixième ronde en 2014, au 200e rang au total, Duvernay-Tardif a connu une progression fulgurante après une première saison sans revêtir l'uniforme.

Dès 2015, l'ancien de l'Université McGill et du Collège André-Grasset s'est établi comme garde à droite partant en amorçant 13 rencontres. Puis, l'automne dernier, il a été partant toute la saison, ratant seulement deux rendez-vous en raison d'une blessure à la cheville.

Durant ces 14 départs, il n'a concédé que 2,5 sacs. Le site Pro Football Focus, qui octroie des notes à tous les joueurs de la NFL en décortiquant chacun de leurs jeux, l'a classé au neuvième rang à travers la ligue en protection de passe.

En début de saison, le quotidien «USA Today» l'avait identifié comme l'un des héros obscurs du circuit Goodell.

Durant la saison morte, Duvernay-Tardif poursuit ses études en médecine à l'Université McGill. Cette situation particulière a fasciné de nombreux grands médias américains, qui depuis trois ans, ont consacré de longs reportages au sujet du garde originaire de Mont-Saint-Hilaire.




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