Stéphane Cadorette
Agence QMI

Une étoile est née chez les Panthers

Une étoile est née chez les Panthers

Josh Norman.Photo Grant Halverson / Getty Images / AFP

Stéphane Cadorette

SAN FRANCISCO - Dans les dernières années, il y a eu Darrelle Revis, puis Aqib Talib, puis Richard Sherman. Tous des demis de coin qui se sont montrés aussi dangereusement efficaces sur le terrain pour rendre la vie misérable aux quarts que devant des micros pour vendre leur image. Les Panthers de la Caroline ne sont pas en reste avec leur as et moulin à paroles, Josh Norman.

La défensive des Panthers regorge de joueurs exceptionnels, même s'ils sont peut-être moins célébrés dans le relatif anonymat de la Caroline du Nord que dans des gros marchés.

Mais Norman, par son jeu comme par son attitude pétulante, s'est imposé cette saison comme le porte-étendard de la défensive des Panthers, au même titre que Cam Newton à l'attaque.

«Je ne sais pas si je suis devenu le visage de cette défensive, mais je me considère comme un élément clé, au même titre que certains coéquipiers. J'adore la vie et je suis un ''junkie '' de l'adrénaline. Mon histoire commence à sortir et le fait d'être ici au Super Bowl la magnifie.

«C'est une opportunité qui peut survenir une fois dans une vie. J'ai dit en arrivant dans l'équipe qu'un jour je serais le meilleur demi de coin dans la ligue et certains voulaient me botter les fesses en dehors de la Caroline! Aujourd'hui, ils veulent que je reste», a affirmé le joueur de 28 ans qui deviendra l'un des agents libres les plus convoités de la NFL après la saison.

Un parcours à la Sherman

Un bref coup d'œil sur l'histoire de Norman rappelle vite le parcours de Richard Sherman, qui a exercé le même impact sur la performance et l'attitude fougueuse des Seahawks. Choisi en cinquième ronde en 2012, tout comme Sherman l'avait été un an plus tôt, le verbomoteur des Panthers n'a rien obtenu gratuitement.

Sherman, déjà parmi l'élite, s'était fait connaître à la face du monde lors d'une entrevue enflammée d'après-match sur les ondes de FOX. Norman, qui s'était hissé parmi la crème dès l'an passé, s'est rendu célèbre dans un duel cet automne face aux Giants, quand il a fait perdre les pédales à Odell Beckham fils.

«Mon plan de match n'est jamais de bavasser, mais si tu viens me chercher, je vais te baver jusqu'à la fin du quatrième quart. Ne viens pas jouer dans ma cour! C'est la façon dont j'ai appris à me tenir debout avec mes quatre idiots de frères!», a lancé Norman.

Laisser sa marque

Lorsqu'on lui demande de quel demi de coin il aime s'inspirer, Norman martèle «moi-même» sans hésiter. Il transpire littéralement la confiance.

Cette attitude que plusieurs traduiraient en trop-plein d'arrogance est déployée avec humour. À chaque question, Norman sourit, fixe son interlocuteur et répond de manière polie et réfléchie.

S'il a volontiers profité de la présence de milliers de journalistes cette semaine pour vendre sa salade, c'est maintenant sur le terrain, face à Peyton Manning et aux Broncos, qu'il compte graver sa place dans le firmament.

«Tu peux devenir immortel en réalisant un gros jeu sous les lumières de ce grand match. Tu peux faire partie des souvenirs du Super Bowl pour la vie.»

Parlez-en justement à un autre demi de coin, Malcolm Butler...

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