Roch a tourné la page

Football

Le quart Jérémi Roch a décidé de tourner la page sur une possible carrière dans la NCAA.  Photo: Reuters


Mathieu Boulay

Dernière mise à jour: 13-12-2012 | 12h15

Le quart Jérémi Roch a caressé le rêve d'évoluer dans la NCAA pendant plusieurs années. Même s'il a tout fait ce qui était humainement possible, il n'a jamais reçu le coup de fil qu'il espérait tant.

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«C'était mon rêve de jouer dans la NCAA, a affirmé le quart du Vert & Or de l'Université de Sherbrooke. J'ai passé beaucoup de temps à envoyer des vidéos, des courriels, en plus de téléphoner à plusieurs personnes. De plus, j'avais fait mes examens d'entrée [SAT] en plus de participer à quelques camps d'évaluation.»

Celui qui portait les couleurs des Cheetahs du collège Vanier au niveau collégial avait même effectué quelques visites sur des campus américains.

«Malgré toutes mes démarches, je n'ai jamais reçu d'offre officielle de la NCAA, a-t-il expliqué. J'y pense encore aujourd'hui parce que je suis convaincu que j'aurais été capable de jouer et de me développer à ce niveau.»

Même si le temps passait entre ses deux saisons de football, Roch a longtemps gardé espoir qu'une institution américaine se manifeste.

«J'ai commencé à m'entraîner avec le Vert & Or, mais j'avais averti les entraîneurs que si je recevais une offre, je la prendrais. Au bout d'un moment, j'ai décidé d'abandonner mes démarches et de tourner la page.»

Il n'est pas surpris de voir moins de Québécois dans la NCAA depuis quelques années.

«Plusieurs joueurs sont revenus des États-Unis et je crois que c'est moins attrayant pour les universités d'investir une ou deux années dans des joueurs qui quittent avant la fin de leur stage. Avec le nombre de joueurs du CIS qui sont repêchés dans la LCF, les jeunes sont de plus en plus confiants de pouvoir se développer ici.»

«Tu n'as peut-être pas les mêmes installations et les mêmes coéquipiers que dans la NCAA. Si tu travailles fort, tu vas être capable d'accomplir ce que tu veux. C'est de cette façon que je pense présentement.»

Victime de sa position

Avec la présence de nombreux quarts-arrière aux États-Unis, Roch aurait réussi tout un tour de force s'il était parvenu à obtenir un poste de partant à sa position.

«J'ai été surtout victime de mon style de jeu, car je suis un passeur qui aime demeurer dans ma pochette protectrice. Ce n'est pas tous les programmes qui en veulent un, a-t-il mentionné. De plus, ma prise de décision et ma gestion de match sont mes deux principales forces et elles s'évaluent difficilement sur des vidéos. Ce n'était pas évident de me faire valoir.»

Cette déception a été remplacée par des objectifs qu'il veut atteindre avec le Vert & Or.

«Je suis heureux d'être à Sherbrooke et j'ai des beaux défis, comme de remporter une première coupe Dunsmore ou de mettre la main sur une première coupe Vanier, a affirmé Roch. Quant à ma carrière, je me dis que peu importe où tu es, si tu développes bien, les recruteurs vont te trouver. Même s'il n'y a pas beaucoup de quarts canadiens dans la LCF ou dans la NFL, je suis confiant que je vais être capable d'atteindre mon objectif de jouer dans les rangs professionnels.»


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