Une erreur coûteuse pour Byron Archambault

NCAA

Le secondeur Byron Archambault. Photo Archives / Agence QMI


Mathieu Boulay

Dernière mise à jour: 13-12-2012 | 12h14

MONTRÉAL - Ce ne sont pas tous les joueurs de football qui ont la chance de recevoir une offre d’une université américaine afin d’y poursuivre leur carrière.

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Voici l’histoire de Byron Archambault, des Carabins de l’Université de Montréal, et de Jérémi Roch, du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke, qui n’ont pas pris le chemin de la NCAA, mais qui ne regrettent pas leur choix d’être demeurés au Québec.

S’il n’avait pas été victime d’une erreur administrative alors qu’il fréquentait le Cégep Vanier, le secondeur Byron Archambault ne porterait peut-être pas l’uniforme des Carabins de l’Université de Montréal aujourd’hui.

La carrière d’Archambault a pris une tournure différente après sa deuxième année au niveau collégial. «Au cours de l’été, je m’entretenais souvent avec les entraîneurs de l’Université d’Arkansas, a raconté Archambault lorsqu’interrogé par l’Agence QMI. Tout était en place, car j’avais obtenu une bonne note à l’examen d’entrée [SAT] et même une date pour ma visite du campus.

«Cependant, mon dossier n’était pas complet, car mon examen était sous un nom [Perez-Archambault] et mon dossier d’admissibilité en avait un autre [Archambault]. C’est une situation qui m’avait toujours causé des ennuis.»

L’athlète a tenté de faire des démarches auprès des autorités concernées, mais le temps a joué contre lui.

«Une fois que j’avais corrigé la situation, l’équipe d’Arkansas avait déjà commencé son camp d’entraînement et les entraîneurs avaient passé au prochain numéro», a mentionné Archambault.

À compter de ce moment, les portes de la NCAA se sont refermées devant lui.

«C’est le rêve de tous les joueurs du réseau collégial d’obtenir une bourse d’études aux États-Unis, a-t-il ajouté. Quand tu vois que ce ne sera pas possible, tu te questionnes beaucoup sur ton avenir et ce fut mon cas.

«Tu peux pleurer en pensant à ce que tu serais devenu en te faisant plein de scénarios. Pour ma part, j’ai décidé de tourner la page en regardant en avant et sur ce que je peux accomplir avec les Carabins.»

Selon le secondeur, un Canadien doit être unique pour qu’il puisse obtenir sa chance dans la NCAA. «Tu es un numéro pour les recruteurs et pour y accéder, tu dois être spécial et comme joueur, il faut que t’investisses énormément. Il faut aussi que tu tombes à la bonne place au bon moment.»

CIS: progression

Le numéro 41 des Bleus aime comment les programmes universitaires canadiens se sont développés au cours des dernières années.

«Le Réseau du sport interuniversitaire canadien est en pleine croissance, a-t-il déclaré. Chez les Carabins, notre organisation s’est grandement améliorée au cours des deux dernières saisons. Je crois qu’il y a plus d’investissements d’argent dans les programmes et c’est très positif.»



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