Benoît Rioux
Agence QMI

Tête-à-tête avec «Coach Sherman»

Tête-à-tête avec «Coach Sherman»

Dario Ayala / Agence QMI

Benoît Rioux

Le nouveau pilote des Alouettes de Montréal Mike Sherman s'est soumis avec plaisir au traditionnel dîner des entraîneurs avec les membres des médias, mercredi midi, dans le vestiaire de l'équipe au Stade olympique.

L'occasion était belle pour apprendre à mieux connaître l'Américain de 63 ans, qui a notamment été entraîneur-chef et directeur général des Packers de Green Bay, dans la NFL, au début des années 2000. À ressasser certains souvenirs, on a découvert un homme de football avec une grande prestance, mais aussi un homme de coeur.

«Mon meilleur souvenir de Brett (Favre) est ce match du lundi soir disputé à Oakland, a-t-il ainsi raconté à l'Agence QMI, à propos du célèbre quart-arrière qu'il a dirigé pendant six saisons. Le père de Brett était décédé au cours du week-end et il a pris la décision de jouer le match. C'est ce que son père aurait voulu. Je lui avais dit qu'il n'avait pas à jouer ce match, mais il a décidé de le faire. Je me souviens qu'il était entré sur le terrain et que les partisans des Raiders lui avaient réservé une ovation et on sait que les partisans des Raiders n'ont pas souvent applaudi un quart-arrière de l'équipe adverse. C'était unique et spécial.»

En ce 22 décembre 2003, lors de la première demie seulement, Favre avait obtenu 311 verges de gains par la passe et quatre touchés. Il avait ainsi aidé les Packers à l'emporter par le pointage de 41-7. Favre venait surtout de montrer une belle leçon de courage.

Sherman se souvient que tous les joueurs s'étaient rangés derrière le célèbre quart-arrière durant ce match. C'est une telle unité qu'il souhaite voir chez les Alouettes.

Une question d'intégrité

Rapidement, en faisant part de ses expériences, «Coach Sherman» a exposé ses valeurs aux autres entraîneurs du club montréalais. Nommé en décembre à la barre de l'équipe, il a fait ses choix afin de s'entourer de gens qui partagent sa vision.

«Chacun était libre de faire ses bagages et de s'en aller, en cas de désaccord», a-t-il mentionné, précisant que les entraîneurs ont partagé un séjour de deux semaines en Floride au cours du mois de janvier.

«Une chose importante est l'intégrité, prône Sherman. Sois ce que tu dis être et fais ce que tu dis. Ne fais pas juste parler, fais-le!»

S'adapter à la LCF

Parmi les entraîneurs qui étaient là en 2017, seuls André Bolduc, responsable des demis à l'attaque, et Billy Parker, en charge des demis défensifs, sont de retour. Ceux-ci aident naturellement Sherman à se familiariser avec la Ligue canadienne de football (LCF).

«La LCF met en valeur un jeu très créatif, en défense, en attaque, mais aussi sur les unités spéciales, a résumé Sherman. C'est un jeu rapide, sans aucun doute. Il y a plusieurs choses nouvelles pour moi, ne serait-ce que le fait de compter sur 12 joueurs sur le terrain (comparativement à 11 dans la NFL). Je dois m'adapter à ces choses. Je le fais en regardant des vidéos, mais aussi en consultant l'équipe d'entraîneurs. C'est mon travail de m'adapter afin de donner aux Alouettes les meilleures chances de gagner.»



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