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Le Grand Prix demeure à Montréal jusqu'en 2011

Martin Leclerc
Le Journal de Montréal
05/05/2006 10h14 

Les négociations entre Normand Legault et Bernie Ecclestone n'ont pas été longues. Montréal est déjà assuré de pouvoir accueillir son Grand Prix de F-1 jusqu'en 2011.

Le contrat de cinq ans qui lie le promoteur montréalais à Ecclestone vient à échéance à la fin de cette année.

Toutefois, une clause de cette même entente permettait aux deux parties de la prolonger pour cinq années de plus, a expliqué le grand patron de la F-1, hier après-midi, lors d'un entretien avec le représentant du Journal de Montréal.

«Nous nous sommes entendus sur la base de cette clause et le contrat qui nous lie a simplement été prolongé.

«Il n'y a donc aucune inquiétude à avoir en ce qui concerne le Grand Prix du Canada», a-t-il expliqué.

Pour encore cinq ans donc, les Montréalais pourront se vanter d'accueillir le plus gros événement touristique au pays, qui est aussi l'une des compétitions sportives les plus regardées sur la planète.

Voilà donc une grande nouvelle!

Une saga qui avait fait tout un tabac...

En 2003, Montréal avait été menacé de perdre son Grand Prix à cause de la mise en application des derniers pans de la loi fédérale anti-tabagisme.

Au terme d'une campagne de lobbying intensif, les gouvernements fédéral et québécois, ainsi que Legault, avaient convenu de racheter la clause permettant aux écuries d'afficher des commandites de tabac pour une somme de 30 millions.

Selon diverses études, le Grand Prix génère annuellement de 30 à 50 millions de retombées économiques pour Montréal.

Que fera le maire Tremblay?

Maintenant que l'entente liant Ecclestone et Legault est scellée, tous les regards se tournent vers le bureau du maire Gérald Tremblay ainsi que la Société du parc des îles, qui doivent renouveler le bail du promoteur montréalais.

Pour l'instant, la réglementation prévoit que l'on ne peut présenter que deux épreuves de course automobile sur l'île Notre-Dame au cours de l'été.

Parce qu'il ambitionne de présenter une épreuve de la série Busch (le circuit mineur de la série NASCAR) l'été prochain, Legault souhaite récupérer le droit exclusif d'exploiter le circuit de l'île Notre-Dame entre 2007 et 2011.

Toutefois, en 2004, Legault avait cédé la moitié de cette exclusivité au promoteur Alan Labrosse, qui s'était du même coup porté acquéreur de la compagnie Championnat automobile de Montréal (CAM).

À la suite de cette transaction, Labrosse était devenu promoteur de l'épreuve montréalaise de la série Champ Car.

L'avenir de Champ Car à Montréal

Labrosse, dont le bail prend fin cette année tout comme celui de Legault, présentera de nouveau l'épreuve Champ Car en août prochain. Et il n'a évidemment pas l'intention de lâcher le morceau puisque l'avenir du Champ Car s'annonce prometteur, avec la fusion prochaine de ce championnat avec l'Indy Racing League.

En consentant une exclusivité à Legault sans plus de débat, le maire Tremblay et la Société du parc des îles pourraient donc empêcher Montréal d'accéder à la même ligue que les prestigieux 500 Milles d'Indianapolis. Ils tourneraient aussi le dos à des retombées économiques potentiellement élevées.

Pour dénouer le problème, promoteurs et dirigeants municipaux parviendront-ils à prendre une décision en fonction des intérêts supérieurs de Montréal? C'est ce dont il faudra s'assurer au cours des prochaines semaines.




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