QUÉBEC - Deux talentueux Canadiens se sont moqué des grosses pointures mondiales jeudi, au deuxième Challenge Sprint Pro présenté sur la Grande Allée en guise d’amuse-gueule au Grand Prix de Québec.
En finale, Zach Bell (Spidertech) a utilisé toute sa puissance et sa grande expérience sur piste pour coiffer ses adversaires dans une lutte serrée devant le Manège militaire.
Le coureur de 29 ans, originaire du Yukon, a fait mentir les experts en devançant le jeune Québécois Rémi Pelletier-Roy, une autre surprise de taille. L’étudiant en médecine de l’Université Laval avait réussi à atteindre la demi-finale en 2011 et il a prouvé jeudi qu’il fallait le prendre au sérieux en battant nul autre que le principal favori, Matthew Goss (Orica-Greenedge).
Triomphe modeste
«Il faut rester humble et modeste», a déclaré Pelletier-Roy qui était pourtant bien fier de sa brillante performance.
L’Australien de 25 ans, vainqueur de Milan-San Remo en 2011, est considéré comme l’un des meilleurs sprinteurs du monde. Auteur de deux victoires au Tour d’Italie, il a terminé deux fois deuxième sur des étapes du dernier Tour de France.
Le coude à coude s’est joué à trois, puisque l’autre participant à la finale, Michael Matthews (Rabobank), a jeté l’éponge dans les derniers mètres, prenant le quatrième rang.
Goss, 25 ans, s’est éclipsé rapidement de la table d’honneur après quelques brefs commentaires sur sa course. Deuxième l’an dernier, l’Espagnol Enrique Sanz (Movistar) a plié bagage en demi-finale.
Bell n’avait toujours pas digéré sa déception de l’an dernier et il souhaitait se défoncer, puisqu’il ne sera pas au départ vendredi. Sa formation n’a pas retenu ses services.
«C’était un peu une mission et je voulais montrer ce dont j’étais capable. C’est une montée difficile et il faut pousser à fond. Nous étions quatre coureurs très rapides en finale. Gagner dans son pays est toujours une grande sensation.»
Élimination rapide
L’athlète qui a mérité les applaudissements les plus nourris lors de la présentation n’a pas dépassé la ronde des qualifications. David Veilleux est demeuré concentré à 100% sur son véritable objectif.
«L’an dernier, j’étais parti tôt pour surprendre les autres, mais cette fois, j’ai attendu. Je n’ai pas fait du travail explosif récemment. Je suis un peu déçu, j’aurais aimé passer une ronde, mais mon objectif pour cette semaine est connu.»
Les concurrents s'affrontaient dans des vagues de trois ou quatre compétiteurs sur le principe d’un tournoi avec élimination à chaque tour. Vingt-quatre coureurs ont participé à ce spectacle qui a plu à un public nombreux.
Les cyclistes se sont partagé un total de peu plus de 25 680$ en prix. Le gagnant a empoché environ 5700$.