Lance Armstrong a créé une bombe dans le milieu du cyclisme en décidant d'abdiquer dans sa lutte contre l'Agence antidopage des États-Unis, ce qui ouvre grande la porte au retrait de ses sept conquêtes du Tour de France.
Armstrong a déclaré jeudi par voie de communiqué : «Assez, c'est assez». Puis, il a ajouté que cela ne s'avérait cependant pas une confession de culpabilité. Il a répété n'avoir jamais consommé de produits dopants. L'ancien athlète précise qu'il a décidé de consacrer son temps à sa famille et à sa fondation plutôt qu'aux querelles juridiques.
Le tout met donc un terme à une longue saga qui dure depuis des années.
«Je sais très bien qui a gagné sept fois le Tour de France, a-t-il fait savoir. La course la plus dure au monde doit être gagnée par l'homme le plus fort du peloton. Personne ne peut changer cette réalité, pas même Travis Tygart (président de l'Agence antidopage des États-Unis).»
«Armstrong a toujours combattu et sa décision d'abandonner crée en moi un grand doute, a commenté depuis la Floride l'ancien olympien et homme d'affaires réputé Louis Garneau. Il vient de briser mon rêve. Un gars qui arrête de défendre ce pour quoi il se bat depuis longtemps, ça ne peut que laisser perplexe.»
En juin, l'Agence antidopage des États-Unis, qui tente depuis longtemps de faire valider les preuves qu'elle prétend détenir contre Armstrong, avait déposé de nouvelles accusations contre le grand champion du Tour de France. Ce dernier avait répliqué en demandant à un juge fédéral de déclarer illégale la démarche de l'agence, mais lundi, la cour a rejeté sa requête.
Bagarreur et survivant du cancer, Armstrong, 40 ans, vient donc de rendre les armes et ne souhaite plus lutter contre les accusations auxquelles il fait face.
Dans l'éventualité où Armstrong est reconnu coupable d'utilisation de substances illégales, il perdra ses sept titres acquis aux Champs-Élysées et ne pourra plus participer aux compétitions de triathlon, sport qu'il pratique actuellement.
Tout au long de sa carrière de cycliste, Armstrong a nié avoir consommé des produits dopants et a qualifié de «chasse aux sorcières» la tentative en justice de l'agence.