MONTRÉAL - Vingt-quatre heures après s'être prononcé sur le conflit étudiant qui paralyse Montréal, Jacques Villeneuve maintient son point de vue.
«J'ai dit ce que je pensais et j'ai répété ce que je dis aux gens lorsque j'en discute», a déclaré vendredi l'ex-champion du monde de la Formule 1 à l'émission L'Esprit d'équipe, diffusée sur les ondes de la chaîne TVA Sports.
Villeneuve déplore que les gens qui soutiennent la cause du conflit étudiant lui adressent des messages haineux alors qu'ils revendiquent eux-mêmes le droit de s'exprimer librement.
«J'ai reçu des messages très agressifs, a-t-il raconté. C'est dommage de voir ces réactions, car apparemment, ils [les étudiants] prônent la liberté d'expression, mais là, on n'a pas le droit de dire ce qu'on pense parce que ça va à l'encontre de [ce que les manifestants] disent.»
À l'occasion du cocktail d'ouverture du Grand Prix du Canada, le Québécois avait exprimé son désarroi face au mouvement de contestation.
«Qu'ils arrêtent. Ça coûte une fortune à la Ville, ça n'a juste pas de bon sens», avait lancé l'ex-coureur sur le tapis rouge de l'événement.
«Ils ont passé toute leur jeunesse à grandir sans que leurs parents leur disent non», avait-il ajouté, visiblement ulcéré par les revendications des groupes étudiants.
Il écorche les pilotes de F1
Quelques jours plus tôt, Villeneuve avait aussi tenu des propos controversés au sujet des pilotes actuels de la Formule 1, les comparant à des enfants qui jouent à des jeux vidéo.
«La course automobile est moins dangereuse qu'avant, a-t-il exprimé. À l'époque de Gilles [Villeneuve, son père], chaque fois qu'un pilote embarquait dans son bolide, il jouait la mort. Tous les pilotes le savaient et ils se respectaient. Ils ne faisaient pas de coups salauds.»
Selon Villeneuve, certaines manœuvres risquées sont une honte au sport automobile.
«Souvent, les pilotes ne savent pas de quel côté la FIA va trancher, à savoir qui aura raison, qui aura tort. On dirait que les pilotes ont oublié que le sport automobile est dangereux.»