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Gilles Villeneuve, une idole

 
Agence QMI 
Ian Gauthier
07/05/2012 21h23 
 
 
Course automobile - Gilles Villeneuve, une idole
Gilles Villeneuve 
© Archives / Agence QMI


MONTRÉAL – Le pilote automobile Gilles Villeneuve, décédé en piste il y a 30 ans ce mardi, a été un modèle pour plusieurs Québécois qui ont décidé de suivre ses traces, dont Alexandre Tagliani, Patrick Carpentier et Andrew Ranger.

Ces trois pilotes ont connu, comme lui, de belles carrières sur la scène internationale. Pour eux, Gilles Villeneuve est une idole.

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Une carrière trop courte

«Téméraire. C'est la première chose qui me vient à l'esprit, a affirmé Carpentier. Téméraire et courageux. Mon père courait contre lui en motoneige. C'est comme ça qu'on l'a connu. Je me rappelle, quand il est décédé, j'étais allé sur le côté de notre maison à L'Assomption et j'avais pleuré un peu. Je m'étais dit qu'un jour j'allais faire ce sport-là.»

Pour Tagliani, Gilles Villeneuve a été un exemple. Le pilote de Lachenaie ne l'a pas vu courir de son vivant, mais il en a beaucoup entendu parler, notamment grâce à son père, qui l'a connu.

«Les courses que j'ai vues de lui, les commentaires que j'entendais, pour moi, en tant que pilote, c'est ça qui a fait la différence, a expliqué Tagliani. Je suis devenu un fan, pour plusieurs raisons. La première, c'est que je pense que Gilles était un gars super modeste et humble. Ce n'était pas une prima donna. Mon père m'a toujours dit : Gilles, c'est un gars super bon avec les mécanos. Quand il arrivait dans les garages de Ferrari, il s'assoyait dans le cockpit, les pieds sortis pour ajuster les pédales. Ce n'était pas le gars qui arrivait les mains dans les poches pendant que tout le monde faisait tout pour lui.»

«Tu le voyais bien, de loin, que le gars était là pour courser, a-t-il ajouté. Il n'était pas là pour le glamour. Il n'était pas là pour tout ce qui entourait la F1, il était là parce qu'il aimait ça avoir un volant entre les mains.»

Andrew Ranger est une quinzaine d'années plus jeune que Carpentier et Tagliani, et est né après le décès du pilote de Berthierville. Cela ne l'empêche pas d'apprécier son héritage.

«C'était de le voir faire sur le dérapage contrôlé, les manœuvres à la dernière minute, a observé Ranger. Tout ce qu'il a pu faire, comme à Montréal, où il a fini la course pendant qu'il lui manquait un aileron. Présentement, tu ne pourrais plus faire ça, mais à l'époque, il l'a fait. Ces petites choses-là font qu'il a été un grand pilote à mes yeux.»

Tagliani considère avoir mené sa carrière un peu à la façon de Gilles Villeneuve.

«Mon père m'avait dit : “regarde, Gilles Villeneuve n'a jamais gagné de championnat, jamais gagné autant de courses que d'autres pilotes, mais il a marqué l'histoire parce qu'il a fait des choses uniques“, a-t-il raconté. L'année passée, quand j'ai obtenu la 'pole' à l'Indy 500, il m'a répété la même chose.»

«On n'a jamais abandonné, toujours avec le couteau entre les dents, a ajouté Tagliani. Je peux dire que ça a déteint sur ma personnalité.»

Patrick Carpentier estime que Gilles Villeneuve a notamment ouvert la porte pour les succès de son fils Jacques, «et tous les autres pilotes québécois. C'est lui qui a vraiment fait connaître la F1 au Québec, il a aidé le sport au Canada.»

«C'est sûr qu'il a ouvert le chemin pour les pilotes, a affirmé Andrew Ranger. Il nous a donné la passion aussi. Voir le père, et puis son fils Jacques, c'est sûr que c'est à cause de ça qu'on est pilote de course actuellement.»



 
 

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