Hamad rêve d'IndyCar

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Le ministre Sam Hamad. © Agence QMI

Karine Gagnon

Les Alexandre Tagliani et Danika Patrick de ce monde pourraient débarquer à Québec dès l'an prochain pour une spectaculaire course des séries IndyCar, événement dont les retombées se chiffrent en centaines de millions de dollars.

«Ce dont je rêve et j'espère qu'on va réussir -on a une belle promenade, une belle vue, ça ressemble à Monaco -, c'est d'avoir une petite course d'IndyCar à Québec, a révélé Sam Hamad, ministre responsable de la région de la Capitale Nationale au cours d'un entretien avec Le Journal de Québec. Vous imaginez les images: je travaille fort pour avoir ça à Québec», signale-t-il, précisant que si ça fonctionne, ce sera en 2011.

M. Hamad a eu plusieurs rencontres avec un promoteur de Montréal qui détient les droits d'organisation pour une telle course au Québec. Ce promoteur, dont il préfère taire le nom pour le moment, est lui-même propriétaire d'une voiture Indy que pilote le Québécois Alexandre Tagliani. Le ministre a même assisté au dévoilement de la voiture en question, en janvier, à Montréal, aux côtés du pilote.

«Il (le promoteur) a entendu parler que peut-être Québec pourrait être un bon endroit et il est intéressé, relate M. Hamad. Il s'agit maintenant de faire une proposition au promoteur avec la Ville et de soumettre la candidature de Québec en démontrant que ce sera bon pour les séries IndyCar.»

Maire ouvert

Le ministre Hamad a d'ailleurs informé le maire Labeaume du projet, qui s'est montré intéressé. «Il est ouvert à ça et on a des échanges là-dessus, dit-il, ajoutant qu'il faudra intégrer l'événement à tout ce qui se passe à Québec. Mais ça peut devenir un complément à ce qu'on fait d'habitude et ce n'est pas compliqué.»

Le ministre Hamad et le maire Labeaume souhaitent faire de Québec une championne en organisation d'événements internationaux, en vue de déposer une candidature pour des Jeux olympiques.

«La première année, c'est toujours l'année la plus difficile; on n'est pas équipé, mais il faut intég rer ça dans notre offre, estime M. Hamad. C'est en ville, tout le monde peut aller voir, ce sont des voitures très rapides, il n'y a pas de limite de vitesse. (...) C'est comme un grand cirque.»

Peu d'investissements

Autre point à souligner: les investissements en vue d'accueillir une telle course demeurent minimes, selon M. Hamad. Les spécialistes en tracé des séries IndyCar se déplacent pour établir quel pourrait être le parcours et, en prévision de la course, on installe des blocs de béton et on organise la circulation. «Ce sont des gens d'affaires qui sont propriétaires (de ces voitures) et qui invitent leurs clients. Ces gens-là se promènent partout à travers le monde.»

Une étude de faisabilité effectuée pour Baltimore, une ville que le maire Labeaume affectionne et qu'il compare sou-vent à Québec pour ses dimensions, a démontré que les retombées d'une telle course s'y sont chiffrées à plusieurs centaines de millions de dollars. Depuis l'an dernier, Toronto fait également partie du circuit et la course s'y déroule dans les rues. L'autre course canadienne a lieu à Edmonton, au City Center Airport.

Visiblement emballé par le projet, M. Hamad signale que c'est «un peu comme la F1, c'est le même principe et c'est mondial», avec une Fédération, des commanditaires, des droits de télévision et ça suscite beaucoup d'engouement chez les Américains.

«Il n'y a pas de limite de vitesse, c'est spectaculaire et ça peut revenir si c'est un succès.»


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