Mathieu Boulay
Journal de Montréal

Eleider Alvarez a vécu une longue route avant de devenir champion du monde

Eleider Alvarez a vécu une longue route avant de devenir champion du monde

AFP

Mathieu Boulay

ATLANTIC CITY | Samedi soir, avec sa victoire éclatante contre Sergey Kovalev, Eleider Alvarez a prouvé qu'il y avait une justice en ce bas monde.

Le Québécois d'origine colombienne avait attendu pendant presque trois ans avant d'obtenir un combat de championnat. Il pensait d'en avoir un après sa victoire pour le titre d'aspirant obligatoire WBC en 2015, mais ça ne s'est jamais concrétisé.

C'est finalement Kovalev qui lui a offert en pensant que ça serait une simple étape en prévision d'un combat d'unification. Toutefois, Alvarez avait d'autres plans pour lui et il l'a emporté de façon convaincante. Il est devenu le premier monarque colombien dans la catégorie des mi-lourds, mais aussi le premier Québécois depuis 2007 à remporter un titre mondial «sur la route».

«Je suis très content de remporter ce titre pour les gens de la Colombie et du Québec, a affirmé Alvarez. Depuis que j'ai percé le top 10, je rêvais de devenir champion du monde et j'ai atteins mon objectif ce soir (samedi).

«Ça n'aurait pas possible sans une bonne équipe. Je pense aussi à mon gérant Stéphane Lépine qui a toujours été là pour me supporter.»

Le coup de poing McIntosh

Alvarez a souffert à l'extrême pour se préparer à ce combat contre Kovalev. Ses efforts ont été récompensés.

«Je savais que ça se serait un combat difficile, a-t-il fait remarquer. Le plan de match a fonctionné comme on le voulait.

«Après les six premiers rounds, mon entraîneur m'a demandé d'aller boxer à l'intérieur avec Kovalev. J'ai senti que sa force de frappe était moins puissante qu'au début de l'affrontement. J'ai alors sorti la combinaison McIntosh.»

McIntosh, c'est le nom d'un ancien adversaire d'Alvarez en 2012. Il l'avait terrassé un peu de la même façon que Kovalev.

«Marc (Ramsay) m'a demandé de la sortir tout de suite et j'ai mis fin au combat, a-t-il mentionné en souriant. Quand Kovalev est tombé une première fois, Marc voulait que je finisse le travail, car ça pourrait être plus difficile par la suite.»

Célébrations sobres

Après le combat, Alvarez et son équipe se sont rendus à une fête au Hard Rock Casino, mais qui avait été organisée au départ pour Sergey Kovalev Le pugiliste est allé faire son premier bain de foule en tant que champion du monde.

Pour le reste, on peut s'attendre à des célébrations sobres de la part de «Storm». À son retour à Montréal, il organisera une petite fête avec ses amis proches. Par la suite, il reprendra sa vie quotidienne comme si rien ne s'était passé.

Il prendra quelques semaines de vacances avant de revenir au gymnase. Pour la première défense de son titre, la première option est Sergey Kovalev. Le Russe avait une revanche prévue à son contrat.

Toutefois, au terme de sa cuisante défaite de samedi soir, il pourrait attendre avant d'exercer sa clause. On ne se remet pas d'une telle défaite en quelques semaines.

On pourrait aussi impliquer Alvarez dans un combat d'unification. Le seul qui pourrait être payant serait un affrontement avec Adonis Stevenson. Par contre, il serait surprenant que «Storm» tombe dans le piège d'attendre «Superman» une deuxième fois.

Dmitriy Bivol ? Le choc n'est pas assez mûr pour qu'il soit assez payant pour les deux boxeurs. Pour ce qui est d'Artur Beterbiev, ça n'arrivera pas, car Marc Ramsay est l'entraîneur des deux boxeurs.

On pourrait donc assister à une défense optionnelle avant la fin de l'année au Québec. Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'Yvon aura du pain sur la planche.



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