Benoît Rioux
Agence QMI

Lucian Bute: un papa comblé

Lucian Bute: un papa comblé

Bruno Bredicean et Lucian Bute.Photo Sébastien St-Jean / Agence QMI

Benoît Rioux

Le temps d'une conférence de presse ce lundi, Lucian Bute a délaissé momentanément la petite Ema Anabella pour appuyer son protégé Bruno Bredicean qui fera partie des boxeurs en action, jeudi, au Casino de Montréal.

«Honnêtement, c'est la meilleure chose qui est arrivée dans ma vie, d'avoir cette petite princesse, a indiqué Bute, qui est papa depuis maintenant un peu plus de trois semaines. Je ne pensais pas que ça me mettrait dans cet état-là. J'essaie de passer du temps avec elle et de voir chaque jour comment elle va grandir. C'est merveilleux.»

Au moment de présenter au micro le boxeur dont il gère la carrière, Bute a fait preuve de transparence.

«Nous sommes en fin de carrière, a-t-il suggéré au nom de certaines vedettes de la boxe québécoise. On a besoin de jeunes comme ça qui vont prendre la relève.»

Bute envisage-t-il lui-même d'accrocher ses gants après avoir subi une défaite par K.-O., le 24 février dernier, contre Eleider Alvarez?

«Je n'ai pas décidé et en fait, je n'ai même pas pensé à ça, a-t-il dit. Je veux simplement profiter de cette nouvelle qui est arrivée dans ma vie. C'est clair que les priorités ont changé et que le plus important, c'est le bébé, mais je vais prendre le temps de penser à ça. J'ai besoin d'un bon repos et quand ce sera le temps d'annoncer ma décision, je vais le faire. Pour le moment, je n'ai pas pris de décision et je profite de ces magnifiques moments avec ma petite.»

Un véritable mentor

En poursuivant son rôle de gérant auprès de Bruno Bredicean, dont le frère aîné Dario est également sous son égide, Bute prépare inévitablement son après-carrière.

«De travailler avec un gars comme Bute, c'est un honneur, pas seulement pour apprendre au niveau de la boxe, mais aussi dans la vie en général, vient qualifier le plus jeune des frères Bredicean. C'est non seulement un bon boxeur, mais ça devient aussi un bon ami, un mentor. Il est un peu comme mon père ici. Il m'enseigne à prendre la bonne voie, mais il me montre aussi que c'est correct de faire des erreurs. Le but est d'apprendre de celles-ci et de grandir comme personne.»

Dans ses rêves les plus fous, Bruno Bredicean désire devenir champion du monde et se retirer avec une fiche parfaite. Ultimement, il souhaite être une inspiration pour les autres.

«Dario et moi avons grandi dans une très petite ville de la Floride qui se nomme Cape Coral et il n'y a pas grand-chose qui se passe là-bas, a-t-il noté, expliquant que leurs parents d'origine roumaine et polonaise y habitent toujours. Peu de gens suivent leurs rêves car ils ne voient pas leurs voisins accomplir de grandes choses. Je voudrais être un modèle pour eux.»

Parallèlement, Bute se chargera d'être également un modèle pour sa fille.

En plus de Bruno Bredicean (7-0-0, 3 K.-O.), qui sera confronté au Mexicain Jose Manuel Mares (17-11-0 15 K.-O.), Shakeel Phinn, Jo Jo Dan, Michael Gadbois et Roodsy Vincent seront tous en action, jeudi, au Casino. Du côté féminin, la Canadienne Jessica Camara fera ses débuts chez les professionnelles.

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Le moment de briller pour Shakeel Phinn

Faisant les frais de la finale du gala de boxe prévu jeudi au Casino de Montréal, le Québécois Shakeel Phinn compte en mettre plein la vue à son adversaire mexicain.

«Je suis prêt à montrer pourquoi je suis la vedette de la carte et pourquoi je me retrouve en finale», a lancé Phinn (12-1-0, 8 K.-O.), en prévision de son combat contre Josue Aguilar (12-1-3, 7 K.-O.).

Bien concentré sur ce prochain défi, le boxeur de Brossard sait qu'un bon résultat pourrait le propulser vers un tout autre sommet.

En marge de la conférence de presse de lundi, le promoteur Yvon Michel lui a d'ailleurs laissé savoir que des discussions avaient été amorcées pour l'opposer à l'Américain Joe Smith fils.

«Moi, je pense que je peux le battre Joe Smith», a ainsi laissé entendre Phinn, qui ne demande qu'à affronter celui ayant surpris le vétéran Bernard Hopkins, en décembre dernier.

Autre objectif du Québécois: convaincre le groupe GYM de lui offrir un contrat à long terme.

«Si je signe avec GYM, je vais être vu par plus de gens à Montréal et je serai sur de plus grandes cartes», a mentionné Phinn.

Lors de sa dernière présence dans le ring, le 9 février au Casino, le boxeur surnommé «The Jamaican Juggernaut» avait vaincu le Mexicain Victor Manuel Palacios par K-.O. technique au terme du troisième round.



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