Benoît Rioux
Agence QMI

Yves Ulysse fils ne compte pas pleurer

Yves Ulysse fils ne compte pas pleurer

Yves Ulysse fils et son père.Photo Martin Alarie / Agence QMI

Benoît Rioux

Tout près du ring, Yves Ulysse père assistait à l'entraînement public de son fils, lundi à Laval, en vue de son combat prévu ce week-end contre l'Américain Zachary Ochoa.

«Pour le moment, il a choisi ça comme métier et il faut l'encourager, l'aider, l'entourer», a indiqué le paternel, déployant à la fois une grande fierté, mais aussi un brin d'inquiétude.

«Le gars qu'il va affronter, ce n'est pas un gars qui est là pour faire rire la galerie, c'est un gars qui est là pour se battre. Il a une fiche immaculée comme lui. À la fin du combat, l'un des deux va pleurer.»

Le choc entre Yves Ulysse fils (12-0-0, 8 K.-O.) et Ochoa (16-0-0, 7 K.-O.), chez les super-légers sera effectivement déterminant pour la suite de la carrière des deux boxeurs. D'autant plus que le duel, présenté à Verona, dans l'État de New York, en sous-carte du combat entre David Lemieux et Curtis Stevens, sera bien en vue à la télévision américaine.

«Je ne vais pas vendre la peau de l'ours sans l'avoir tué, mais je ne suis pas là pour perdre», a pour sa part noté Yves Ulysse fils, tout en reconnaissant qu'il fait face à son plus grand défi depuis ses débuts chez les professionnels.

«Il est invaincu, je m'en vais dans un territoire hostile, ce n'est pas chez nous, c'est mon plus gros défi, a-t-il admis, précisant qu'il n'a d'autre choix que de faire confiance aux juges. Je sais qu'il y a des défis encore plus gros qui vont arriver ensuite. Mais pour le moment, c'est le plus gros défi.»

«Ochoa a un bon direct, un bon jab et calcule bien sa distance. Il est aussi rusé.»

Discipline et volonté

En regardant son père, Yves Ulysse fils laisse glisser des bons mots.

«Il m'a aidé au niveau de la discipline et de la volonté, a résumé le boxeur de 28 ans. Mon objectif est de devenir champion du monde, alors chaque combat est un échelon pour m'amener à mon rêve.»

Yves Ulysse père affirme avoir lui-même touché un peu à la boxe plus jeune, à l'époque où il vivait à Port-au-Prince, en Haïti.

«On vivait dans le quartier Bel-Air, le côté le plus rude de la ville, a-t-il dit. Pour boxer, nous n'avions pas besoin de gym, nous avions juste besoin d'une cour et des gants, puis on pratiquait.»

Né à Montréal, celui qu'on surnomme simplement «Junior» a pour sa part grandi sur la rue Jarry, dans le quartier Villeray. S'il compte continuer de gravir les échelons, Yves Ulysse fils affirme avoir un autre objectif bien précis.

«Je veux sortir de la boxe indemne et non avec des séquelles, a-t-il laissé tomber. De sentir que je ne peux pas reconnaître ma femme ou oublier mon nom, ce serait un problème.»

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