Mathieu Boulay
Agence QMI

«Je veux lui arracher la tête» - Lemieux

«Je veux lui arracher la tête» - Lemieux

David Lemieux et Curtis Stevens. Photo Sébastien St-Jean / Agence QMI

Mathieu Boulay

David Lemieux est comme un animal en cage au gymnase Sherbatov où il se prépare pour son combat du 11 mars contre Curtis Stevens. Le cogneur attend simplement que la première cloche sonne pour mettre sa stratégie à exécution.

Et le protégé d'Eye of the Tiger Management (36-3, 32 K.-O.) n'a pas l'intention de faire dans la dentelle.

«Je vais lui arracher la tête pour lancer un message clair à tous les boxeurs de ma catégorie», a déclaré Lemieux à plusieurs reprises entre deux sauts de corde à danser au représentant du Journal de Montréal.

Le Québécois entretient une haine viscérale à l'endroit de Stevens depuis 2009 où ils avaient mis les gants ensemble lors d'un camp d'entraînement de Jean Pascal en Floride.

«Je me souviens que Jean l'avait invité pour qu'il imite le style d'Adrian Diaconu, a raconté Lemieux. Comme mon partenaire n'était pas encore arrivé au gymnase, Pedro Diaz avait décidé d'organiser une petite séance entre nous.

«On a fait quelques rounds techniques, mais sans plus. À l'époque, je commençais à sortir de ma coquille. S'il croit qu'il affrontera le même Lemieux le 11 mars, il aura une méchante surprise.»

Il n'avait pas été impressionné par ce qu'il avait vu de son prochain adversaire.

«Stevens ne m'avait rien montré de bien extraordinaire, a souligné le Montréalais. C'est un petit boxeur compact, mais il n'y a rien qui va m'inquiéter de sa part.

«Je serai fort du premier au 12e round. Si c'est le cas, il ne restera pas debout.»

Pas de pitié

Pour l'une des rares fois de sa carrière, Lemieux n'a aucune pitié à l'endroit de celui qui montera sur le ring avec lui.

«D'habitude, je ne déteste pas mon opposant, mais lui (Stevens), c'est un bum, a affirmé le protégé de Marc Ramsay. J'ai toujours du respect et du savoir-vivre envers ceux qui ont le courage de m'affronter.

«Toutefois, Stevens n'est pas un humain et mon seul objectif lors de la soirée de notre duel, ce sera de lui faire mal.»

Avec une telle rage à l'endroit de Stevens, il sait que la gestion de ses émotions sera l'une des clés importantes de sa performance.

«Je ne tomberai pas dans le panneau de vouloir le frapper comme une poule pas de tête, a-t-il précisé. On sait à qui on a affaire.»

Un genou en bonne condition

Lors de son dernier combat contre Cristian Fabian Rios, Lemieux n'était pas à son mieux. Il se remettait d'une opération à un genou pratiquée pendant la saison estivale.

Cette embûche est maintenant chose du passé.

«Mon genou était encore sensible lorsque j'ai affronté Rios. Pour cette raison, je n'ai pas pu me préparer comme je voulais. J'étais à 60 % de mes capacités, a affirmé l'athlète de 28 ans. Entre le soir du combat et aujourd'hui, c'est le jour et la nuit.

«Je suis beaucoup plus confortable et c'est de très bon augure pour mon duel contre Stevens.»



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos