Mylène Richard
Agence QMI

Le stress de la pesée

Le stress de la pesée

David Lemieux.Photo Joël Lemay / Agence QMI

Mylène Richard

MONTRÉAL - Pour la plupart des boxeurs, la journée de la pesée est parfois plus stressante que le combat lui-même.

Et quand on voit un athlète expérimenté comme David Lemieux échouer à cette étape cruciale, on peut s'imaginer que le doute s'installe aisément dans la tête des pugilistes.

«C'est sûr que les dernières livres à battre sont difficiles, mais il faut se donner un petit coup de pied dans le derrière lors des deux dernières heures», a mentionné Marie-Ève Dicaire, qui avant de croiser le fer avec la Mexicaine Marta Patricia Lara jeudi au Casino de Montréal, doit boire de six à sept litres d'eau par jour.

Pour sa part, le Lavallois Yoni Sherbatov, qui a vu son duel d'arts martiaux mixtes être annulé, faute d'adversaire, devra perdre 13 lb d'ici la pesée de mercredi en vue de son combat de boxe contre le Mexicain Santos Lira.

«C'est extrêmement dur. Chaque fois, on se demande si on va faire le poids. On se chicane même avec les entraîneurs! Le premier combat, c'est de faire le poids, avant même d'être sur le ring. Mais j'ai toujours réussi.»

Chez les lourds aussi

Même si Éric Barrak se bat chez les lourds, une catégorie ouverte, il doit tout de même respecter une diète.

«J'aimerais être à 230 lb pour mon duel [contre l'Ontarien Raymond Olubowale pour l'obtention du titre canadien du Professional Boxing Council]. Ça fait huit ans que je n'ai pas pesé ça! Je dois faire attention, mais c'est certain qu'après, je vais manger une bonne poutine et des beiges!»

Chez les amateurs, le Longueillois devait respecter la limite de 200 lb dans la catégorie des lourds.

«J'en ai fait du sauna, courir avec un sac de poubelle et cracher tout le temps. C'était l'enfer! J'ai déjà perdu 12 lb en 24 heures.»

«Je déteste la pesée!»

Il n'y a pas que les boxeurs qui angoissent avant ce passage obligé.

«C'est tout le temps stressant. Pas seulement en ce qui concerne les poids à respecter, mais aussi au niveau du face-à-face, a soutenu le vice-président opérations et recrutement du Groupe Yvon Michel, Bernard Barré. On a des petits baveux devant les médias! Si les têtes se cognent, une coupure est si vite arrivée.»

«Je ne me rappelle pas d'une séance de pesée où j'étais relaxe! Sincèrement, j'ai tellement hâte que ça finisse afin qu'on pense juste au gala. Je déteste la pesée!»

De son côté, Yvon Michel avoue ne plus stresser autant. Il se souvient toutefois de la pire expérience qu'il a vécue avec le pèse-personne.

«C'était Leonard Dorin en championnat du monde. On avait déplacé le monde entier en 2003 et il n'avait pas fait le poids. On a été obligé d'annuler l'événement.»

Aussi sur Canoe.ca



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos