Mathieu Boulay
Agence QMI

Pas de retraite en vue pour Jean Pascal

Sergey Kovalev trop fort pour Jean Pascal

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Mathieu Boulay

MONTRÉAL - Comme il le dit lui-même, Jean Pascal a trouvé chaussure à son pied contre Sergey Kovalev samedi soir, au Centre Bell. Mieux préparé, le Russe lui a servi une leçon de boxe qui pourrait laisser des traces pour la suite de sa carrière.

Lorsqu'il s'est présenté devant les nombreux journalistes, Pascal a semblé démoli physiquement, mais aussi mentalement.

Pour revenir au sommet, la pente sera abrupte. Cependant, il n'a pas l'intention d'accrocher ses gants dans un futur rapproché.

«Je ne crois pas que ma carrière est finie. Sergey Kovalev a simplement été le meilleur boxeur sur le ring ce soir [samedi], a indiqué Jean Pascal après l'affrontement. J'ai un bel avenir devant moi. Je serai de retour.»

«J'estime que je suis encore l'un des meilleurs boxeurs au monde de la division des mi-lourds [175 lb].»

Par contre, Pascal devra se regarder dans le miroir, car sa performance de samedi soir a été très décevante. Est-ce que ses meilleurs jours sont derrière lui? Possible.

Est-ce qu'il peut encore rivaliser avec les autres ténors de sa division? On peut penser que oui, mais il ne pourra changer son style de A à Z à ce stade-ci de son parcours. Sa marque de commerce a toujours été d'être un boxeur d'instinct et non un technicien.

Bute ou Stevenson?

Après avoir subi deux revers assez cinglants en moins d'un an, Pascal pourrait se tourner vers des duels locaux pour relancer sa carrière.

Avec le retour en force de Lucian Bute, il n'est pas impossible qu'on puisse enfin assister à une revanche entre les deux hommes. Ils sont au même niveau à ce stade-ci et ça pourrait donner un combat excitant.

L'autre avenue pourrait être un choc avec Adonis Stevenson, mais c'est loin d'être fait. Le champion n'a jamais voulu donner une chance à Pascal depuis deux ans.

Dans un cas comme dans l'autre, Pascal aura un travail de reconstruction à faire. Il devra faire un ou deux combats pour se remettre sur pied et regagner sa confiance. Cependant, le Lavallois carbure aux défis et il en a besoin pour se motiver à l'entraînement.

Quand un choc est de moindre importance, Pascal a joué quelques fois avec le feu comme ce fut le cas contre Yunieski Gonzalez en juillet dernier.

La bonne décision

En arrêtant le carnage après le septième assaut, Freddie Roach a pris la bonne décision. Il a vu que son poulain n'avait plus de solutions pour le style étanche de Kovalev.

À compter du quatrième round, l'entraîneur d'expérience a informé son boxeur qu'il désirait mettre fin au combat. Par contre, le Québécois l'a convaincu de poursuivre pendant trois autres reprises en espérant qu'il pouvait réaliser un coup d'éclat qui changerait l'allure de l'affrontement.

«J'ai un coeur de guerrier et j'aurais voulu continuer, a affirmé Pascal. Je crois que j'aurais abdiqué par moi-même si j'avais été au plancher.»

«Freddie a pris la décision en pensant à la suite de ma carrière.»

Dans quelques années, on verra si l'Américain aura eu raison de mettre fin au supplice de l'ancien champion du monde. S'il y a une personne qui est consciente des répercussions des duels sur la santé d'un boxeur, c'est bien lui.

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