Roby St-Gelais
Agence QMI

Yunieski Gurriel file le parfait bonheur aux États-Unis

Yunieski Gurriel file le parfait bonheur aux États-Unis

L'ancien voltigeur d'origine cubaine des Capitales, Yunieski Gurriel, effectue un premier séjour à Québec cette semaine depuis qu'il a pris sa retraite au terme de la saison 2015. PHOTO ROBY ST-GELAIS

Roby St-Gelais

La dernière fois que Yunieski Gurriel avait mis le pied à Québec, il portait toujours les couleurs des Capitales et ses frères demeuraient toujours à Cuba. Trois ans plus tard, il vit à Miami où il dirige une école de baseball pendant que Yulieski et Lourdes font saliver leurs adversaires dans le baseball majeur.

Avec sa crête iroquoise, son style vestimentaire à l'américaine et sa grosse chaine argentée, l'ainé des frères Gurriel ne passait pas inaperçu dans les gradins du Stade Canac au cours des deux derniers jours.

«Je suis très content d'être de retour. Ça faisait un bout que je voulais venir et comme c'était l'une de mes premières fins de semaine où j'étais disponible, j'en ai profité», a-t-il déclaré par l'entreprise de l'interprète de l'équipe, Raymond Boisvert.

En 2014, Gurriel, débarqué en milieu de campagne, avait fait figure de pionnier en devenant le premier joueur d'origine cubaine à évoluer en Amérique du Nord avec la permission du régime Castro. L'année suivante, trois autres de ses compatriotes se joignaient à lui et cette saison, les Capitales alignent des joueurs en provenance de l'île communiste pour une cinquième année d'affilée en Yordan Manduley et Lazaro Blanco. L'arrêt-court, à l'instar du voltigeur Kalian Sams ainsi que des lanceurs Karl Gélinas et Jay Johnson, faisait aussi partie de l'effectif québécois à sa dernière campagne en 2015 lorsqu'il avait dominé les frappeurs de la Can-Am avec une moyenne de ,374 (101 coups sûrs).

«C'est agréable de voir que ce projet continue et qu'il y ait encore des Cubains qui continuent de jouer en étant heureux dans une belle ville et dans une bonne organisation. Je suis reconnaissant envers les Capitales pour tout ce qu'ils ont accompli», a souligné Gurriel.

Frères dans les majeures

Si Gurriel est passé à l'histoire il y a quatre ans, ses jeunes frères ont défrayé les manchettes en 2016 en faisant défection pour obtenir une chance avec une équipe du baseball majeur. Yulieski est désormais un élément clé dans les succès des Astros de Houston, ayant remporté la Série mondiale l'automne dernier, tandis que le cadet Lourdes fils en est à ses premiers pas avec les Blue Jays de Toronto cette saison. Les deux ont signé de lucratifs contrats.

«Pour moi et mon père, la famille est très importante et on se fait un devoir de suivre leurs faits et gestes à chacun de leurs matchs. On attend impatiemment leurs matchs et on essaie de les aider quand c'est possible. Et c'est sûr aussi que je serai sur place lorsque Toronto et Houston s'affronteront», confiait le retraité de 36 ans dont le père Lourdes est une légende vivante du baseball cubain.

Heureux aux États-Unis

Résidant à Miami en compagnie de son épouse qui l'accompagne dans la Vieille Capitale, Yunieski Gurriel remercie le ciel quotidiennement pour sa nouvelle vie qui l'a amené à fonder sa propre école de baseball en plus de s'occuper des frappeurs de la formation de Florida Memorial University. Il a pu s'élancer durant la pratique au bâton avant la rencontre d'hier.

«Je n'ai jamais perdu le désir de sauter sur le terrain, mais ça faisait trois ans que je n'avais pas pris part à une pratique au bâton. Je suis heureux dans ce que je fais maintenant. C'est une belle réalisation pour moi, mais si la porte était ouverte pour un retour, je sauterais dessus sans hésitation.»



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