Benoît Rioux
Agence QMI

Une autre saison terminée pour Félix Crépel

Une autre saison terminée pour Félix Crépel

Félix CrépelPhoto Benoît Rioux / Agence QMI

Benoît Rioux

Quand le rideau est tombé sur la récente saison des Orioles de Montréal, ce fut la fin d’un autre été bien rempli pour Félix Crépel.

Le jeune homme n’a plus besoin de présentation dans l’entourage de ce club de la Ligue de baseball junior élite du Québec. Celui qui récupère les fausses balles à la vitesse de l’éclair met également beaucoup d’ambiance lors des matchs locaux disputés au stade Gary-Carter. 

«Ça fait 12 ans de services, souligne fièrement Félix. J’ai maintenant 25 ans et je suis entré au baseball junior élite à l’âge de 13 ans. Mon premier match, c’était contre Charlesbourg, le 17 juillet 2005. C’était un dimanche.» 

Entraîneur-chef actuel des Orioles, Marc-André Ronda n’a que du positif à partager sur l’apport du jeune Crépel auprès de ses troupiers. 

«Ça amène beaucoup de fierté aux joueurs de voir un gars comme lui qui suit l’équipe avec autant de passion, vient commenter l’entraîneur. Il fait partie des meubles et on voit le respect que les jeunes lui démontrent. C’est un membre du club à part entière. Il vit les victoires et les défaites avec nous.» 

Près des joueurs

Félix porte effectivement un amour inconditionnel pour les Orioles. C’est son club! Il en parle en utilisant le pronom «on». 

«On a bien joué», «on a mal joué», «on a gagné», «on a perdu», selon le cas. 

«Ce qui est magnifique avec Félix, c’est qu’il tient compte du talent des joueurs, mais aussi des humains qui sont là avec l’équipe, poursuit Ronda. Et peu importe ce qui se passe, les joueurs savent qu’il sera toujours là au prochain match pour leur donner une poignée de main, une caresse et pour les accueillir comme des champions.» 

«Ce qui me fait tripper là-dedans, c’est que je suis un gars qui aime le baseball, c’est ma passion depuis le Stade olympique et l’époque des Expos de Montréal», affirme pour sa part Félix, qui admirait particulièrement Vladimir Guerrero. 

Au fil des ans, le «coureur de fausses balles» a remplacé Vlad par les Jesen Therrien, Abraham Toro et Jonathan Lacroix, entre autres. 

«Jesen Therrien, je l’ai côtoyé en 2009, 2010 et surtout en 2011, précise Félix. Je suis content qu’il joue maintenant à Philadelphie, avec les Phillies. Je suis fier de lui. On a Jonathan Lacroix qui a été repêché par les Astros de Houston cette année. On a aussi Louis-Philippe Pelletier et Abraham Toro qui ont été repêchés par les Astros.» 

En hommage à sa mère 

Félix Crépel a une autre excellente raison de suivre les Orioles avec autant d’attention. Sa mère Louise, décédée en 2010, était également une grande partisane de baseball. Son implication avec les Orioles devient ainsi une manière de l’honorer. 

«Ma mère en haut était une passionnée de baseball et je suis certain qu’elle est fière de moi, mentionne-t-il. Pour récupérer les fausses balles le plus rapidement possible, je m’entraîne en faisant beaucoup de vélo. Pour le reste, il faut juste demeurer concentré pendant les matchs.» 

«Concrètement, ç’a l’air niaiseux, mais je dirais que les joueurs apprécient aussi grandement ce que fait Félix parce qu’ils s’ennuient de lui en maudit quand il n’est pas là et qu’ils doivent eux-mêmes courir les fausses balles», a ajouté Ronda, en riant. 

En attendant l’été prochain, Félix prévoit écouter les matchs du Canadien de Montréal, cet hiver. Il brigue également le rôle de préposé à l’équipement pour l’équipe de hockey des Bouledogues de l’école Édouard-Montpetit. 

Concernant la Ligue de baseball junior élite du Québec, elle poursuit ses activités présentement avec la fin des séries éliminatoires. Ne comptez toutefois pas sur Félix Crépel pour encourager une autre équipe que ses Orioles!


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