Benoît Rioux
Agence QMI

Baseball universitaire au Québec: un secret bien gardé

Baseball universitaire au Québec: un secret bien gardé

Samuel Groleau évolue pour l'équipe de l'Université McGill.Photos Sébastien St-Jean / Agence QMI

Benoît Rioux

Le secret est bien gardé, mais il existe, au Québec, une ligue de baseball sur la scène universitaire.

Dans un match enlevant disputé devant une poignée de spectateurs lundi soir au parc Ahuntsic, McGill a remporté la troisième et décisive rencontre de la demi-finale, par le pointage de 7-6, contre le club de l'Université de Montréal.

En finale, McGill retrouvera Concordia, ce week-end.

«Concernant le calibre, j'ai été pas mal surpris, si on prend les trois équipes de la région de Montréal, ça se compare avec plusieurs clubs du junior élite», a indiqué Daniel Brodeur, qui en est à sa première saison à la barre de la formation de l'Université de Montréal.

Brodeur est bien placé pour évaluer la situation, lui qui est aussi l'entraîneur-chef des Pirates de Laval, dans la Ligue de baseball junior élite du Québec (LBJEQ). Selon lui, les deux clubs de l'Ontario qui complètent leur division, Carleton et Ottawa, sont toutefois un peu plus faibles.

En plus de l'Université de Montréal, qui agira comme club-hôte, McGill et Concordia sont aussi assurés de participer au «Championnat national», prévu du 27 au 30 octobre, toujours au parc Ahuntsic. Trois autres institutions y seront également.

Alternative intéressante

Avec un niveau de jeu respectable, le baseball universitaire devient une alternative intéressante pour ceux qui veulent étudier tout en continuant de pratiquer leur sport. Dans cette veine, les récentes initiatives dans le réseau collégial au Québec doivent aussi être applaudies.

«J'en vois beaucoup des joueurs d'âge junior partir aux États-Unis pour vivre un trip de baseball, mais au niveau des études, j'en connais rarement qui reviennent ici avec un diplôme reconnu, a lui-même observé Brodeur. Pour des gars de 22 ou 23 ans, c'est vraiment une bonne alternative. Un moment donné, il faut que tu traverses la ligne. Il faut mettre le baseball un peu de côté et se concentrer sur les études.»

Un exemple parmi tant d'autres

À 24 ans, Samuel Groleau fait partie des joueurs qui évoluent présentement pour McGill. Parallèlement, l'ancien des Ducs de Longueuil, dans la LBJEQ, complète ses cours en relations industrielles.

Avant de jouer universitaire au Québec, Groleau a lui-même passé quelques années dans un collège américain, en Oklahoma. Il avait alors pris des cours généraux, lesquels n'ont pas été reconnus à son retour au Québec.

«C'est très très difficile de se faire créditer des cours, mais moi, j'allais plus là-bas pour vivre mon rêve de joueur de baseball, a-t-il admis, sans aucun regret. Disons que le baseball là-bas est vraiment plus dominant, mais l'école ici, c'est nettement supérieur.»

«J'ai vraiment vécu une belle expérience de vie», a précisé Groleau.

À chacun d'évaluer ses options et de choisir son parcours.

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