Benoît Rioux
Agence QMI

Russell Martin a appris à la dure

Les Blue Jays retournent au travail

Voir en plein écran

Benoît Rioux

DUNEDIN, Floride - Russell Martin n'était qu'un enfant quand il a appris, un peu durement, ce qu'était le leadership.

«Oui, je me souviens très bien de Donald», a convenu Martin, en éclatant de rire.

Au fil des ans, le receveur des Blue Jays de Toronto en a vu des camps d'entraînement. Mais encore aujourd'hui, plus de deux décennies plus tard, son passage avec les Lynx de Notre-Dame-de-Grâce, à Montréal, rejaillit sur ce qu'il applique au quotidien, tout particulièrement quand s'ouvre le camp, comme ces jours-ci, à Dunedin.

L'histoire est racontée par son vieil entraîneur des Lynx, James Mansell, qui entretient toujours une relation d'amitié avec le Québécois.

«Le père de Russell m'avait demandé d'être un peu plus dur avec son fils qu'envers les autres jeunes, a rappelé Mansell. Il voulait que son enfant soit discipliné, développe une bonne éthique de travail et qu'il devienne un leader. Parfois, le message passe mieux quand il provient d'une voix différente.»

Pour le moins qu'on puisse dire, la leçon a été saisie de manière rapide et efficace.

«Au début de l'été, il y avait quelques joueurs dans l'équipe qui étaient souvent en retard, plus particulièrement Donald. Ce n'était pas le cas de Russell, qui arrivait au terrain tôt le matin, vers 7 h, quand l'entraînement était prévu à 8 h. Mais un jour, j'ai décidé que les retards n'étaient plus tolérés.»

Traitement choc

Étrangement, c'est le jeune Russell qui a écopé quand le fameux Donald était arrivé au terrain avec 15 minutes en retard.

«Pour chaque minute de retard, Russell a dû courir une minute, a repris Mansell, lui-même un ancien joueur de haut niveau. J'ai demandé aux autres jeunes de s'asseoir sur le banc et de le regarder. Évidemment, Russell trouvait que c'était injuste. Mais à partir de l'entraînement suivant, les jeunes n'arrivaient plus en retard.»

«Je ne sais pas si Russell a eu besoin de parler ou si son air fâché a été suffisant, mais tout le monde a compris le message», s'est félicité Mansell.

Après toutes ces années, Martin se rappelle encore de la scène et il reconnaît qu'il a beaucoup appris ce jour-là.

«Je me souviens que Donald était vraiment mal à l'aise quand c'est arrivé. Et quand je suis fâché, je suis vraiment fâché, a reconnu le receveur, sourire en coin. Mais dans tout ça, James a été bon pour moi. Disons que lorsque j'étais plus jeune, j'avais besoin de me faire remettre à ma place. J'étais un peu arrogant dans ce temps-là.»

Aussi sur Canoe.ca



Cliquez sur "J'aime" pour ajouter nos articles à votre fil Facebook


Vidéos

Photos